Étiquette : stocker entre particuliers

Louer un appartement, le Koh Lanta des temps modernes

Louer un appartement, le Koh Lanta des temps modernes

Dans la vie, il faut savoir accepter de faire des choses désagréables. Il y a les examens, les premiers entretiens d’embauche, les premiers râteaux. Généralement, l’expérience et la préparation sont les maîtres mots du succès. Dans cette bouillie de choses désagréables, rien n’est plus éreintant que la recherche d’un appartement. Voici quelques clés pour trouver ce que vous recherchez de manière efficace, sans vous faire flouer.

1.     Constituer son dossier

De manière générale, la demande d’appartement est environ 10,000 fois supérieure à l’offre. Vous pouvez d’ailleurs multiplier ce nombre par 10 si vous recherchez un appartement dans la capitale. Votre dossier sera votre vitrine et il est donc impensable d’aller visiter un appartement sans un dossier complet et solide.

Faisons d’abord un point sur les documents indispensables. Les agences ou les propriétaires demandent toujours les mêmes documents, à savoir (à adapter selon votre situation professionnelle) :

– une photocopie recto / verso de votre carte d’identité ou passeport

– une photocopie de votre carte étudiant et votre certificat de scolarité

– vos trois derniers bulletins de salaire

– votre contrat de travail ou une attestation de votre employeur

– votre dernier avis d’imposition sur le revenu

– votre taxe foncière

– votre relevé d’identité bancaire

– vos anciennes quittances de loyer

– une attestation d’Assurance Multirisques Habitation

– votre dernière facture EDF

– extrait Kbis pour les indépendants

– dans le cas où vous ayez un garant, il devra fournir tous ces mêmes documents (si vous pouvez, prenez un garant, ça rassure les agents).

Seulement, au moment de visiter votre appartement, vous serez 10 à avoir un dossier convenable et complet. Alors n’hésitez pas à en rajouter pour faire bonne impression :

– écrivez quelques lignes vous présentant en tête du dossier (par exemple, « je m’appelle Eduardo, et je cultive des oranges pour Tropicana depuis 15 ans »)

– faites un sommaire et numérotez les pages de votre dossier

– ajoutez un CV, ça fait toujours bonne impression

– reliez le tout, ça vous coûtera 2 euros.

2.     Rechercher son appartement

Il est maintenant temps de vous attaquer à la recherche à proprement parler.

Votre première option est de vous aventurer sur les sites de locations immobilières. Commencez par rechercher sur les sites qui vous permettent de traiter directement avec les propriétaires de logements. Vous éviterez ainsi de payer les frais d’agence qui s’élèvent en général à un mois de loyer. Il y a par exemple  PAP (Particuliers à Particuliers) ou encore LocService.fr qui propose un service inversé : ce sont les propriétaires qui vous contactent. En deuxième ressort, visitez les sites Se Loger, Paru Vendu, Acheter Louer ou encore Explorimmo. Des agences y postent régulièrement leurs annonces donc créez-vous des alertes de manière à être prévenu en exclusivité lorsqu’une annonce correspondant à vos critères arrive en ligne. HomeNGo, petit nouveau du secteur, mérite aussi d’être visité. En mettant l’accent sur l’ergonomie, ce site permet de faire des tris très simples et donc de s’y retrouver facilement.

Votre deuxième option, plus classique, consiste à acheter la publication papier de Particuliers à Particuliers. Ce petit recueil d’annonces sort tous les jeudis et vous coûtera la modique somme de 2,95 € dans les bureaux de tabac, kiosques, gares,… Achetez le jeudi, tout est déjà loué le jeudi soir !

Vous pouvez aussi, aller toquer à la porte des agences immobilières des quartiers/arrondissements qui vous intéressent. Ils sauront vous indiquer si un bien correspondant à vos critères est actuellement disponible. Renseignez-vous sur le site du portail immobilier Consortium Immobilier, si vous souhaitez trouver un bien dans les quartiers qui vous plaisent.

ATTENTION : certaines agences vous vendent des listes d’appartement, il ne faut surtout pas les acheter. Pour plus de détail, vous pouvez lire cet article du Figaro qui résume parfaitement la situation.

3.     Visiter sa sélection

NE VOUS PRECIPITEZ PAS ! Avec un peu de patience, vous trouverez chaussure à votre pied. Il faut aller au-delà de la première impression pour ne pas se planter et rater un détail essentiel.

Voici les points auxquels il faut s’attacher sans compter son temps :

– étudiez les parties communes de l’immeuble. Y a-t-il un digicode ? Un gardien ? Des locaux professionnels qui pourraient vous déranger ? Une possibilité pour louer un garage ou un box ?

– passez en revue tous les détails de l’appartement, en mettant l’accent sur les points suivants :

1. Bruit général de l’appartement et épaisseur des murs (crucial dans une colocation…)

2. Fonctionnement des fenêtres et isolation générale

3. Chauffage (centralisé ? électrique ?)

4. Tuyauterie (usée ? traces d’humidité ?)

5. Prises et câblage, et possibilité d’entreposer vos box internet à proximité

6. Luminosité et exposition de l’appartement

7. Nature et état du chauffe-eau

8. Equipements de la cuisine (plaques chauffantes ? gaz ? branchements pour machine à laver ?)

9. Imaginez l’emplacement de TOUS vos futurs meubles. Comme le disait Pierre Dac, « On croit souvent qu’un appartement est bas de plafond, alors qu’il est tout simplement haut de plancher ».

10. Aurez-vous de la place pour stocker entre particuliers ?

Si un appartement vous convient, c’est le moment d’appliquer vos meilleures techniques de speed dating et de marquer l’agent ou le bailleur en 5 minutes. Il faut que dans les jours qui suivent, il se rappelle de vous. Parlez-lui de vos études, de vos parents, de votre passion (sauf si c’est la batterie, il pourrait penser que ça peut poser problème).

Dans les jours qui suivent, ne lâchez rien, appelez-le jusqu’à obtenir les clefs.

4.     Hello Ikea

Vous n’avez certainement pas besoin de conseils à ce sujet, mais réfléchissez-y à deux fois avant de vous jeter sur leurs gâteaux au chocolat.

On a oublié quelque chose ? Commentez les amis, commentez !

A noter: Si vous cherchez un bien dans le Sud de la France l’Agence Immobilière Marseille pourra vous aider à trouver le bien tant attendu !

Les 7 étapes de la vie où vous aurez besoin de (co)stockage

Les 7 étapes de la vie où vous aurez besoin de (co)stockage

Ça fait des mois que vous le voyez venir et pourtant à une semaine de l’échéance toujours pas de solution pour vos cartons. Vous vous dîtes que c’est vraiment la dernière fois que vous vous laissez piéger par le temps. Pour vous aider à vous préparer à l’avance la prochaine fois, voici les 6 autres épisodes de votre vie où vous n’y couperez pas!

 

1. L’étudiant

La place est un critère déterminant dans la vie de l’étudiant. En effet, le studio à Paris coûte entre 600 et 900 € par mois. et on le sait, de nombreux étudiants sont amenés à voyager au cours de leurs études, que ce soit dans le cadre d’un stage ou d’un échange Erasmus. Ils ont donc besoin d’un espace de stockage temporaire pour abriter leurs affaires afin d’éviter de payer un double loyer.

En moyenne un étudiant parisien payera 65 € / mois pour costocker le contenu de son studio (7m3) durant son séjour Erasmus.

 

2. Entre deux adresses

On le sait, après un préavis de départ, notre prochain appartement n’est pas toujours disponible tout de suite… Alors, même si votre meilleur ami est très sympa, il ne tient pas spécialement à profiter de votre machine à glaces, ni de votre VTT en hiver. Il vous faut donc stocker !

Seulement voilà, bien souvent les garde-meubles sont à l’extérieur des villes, donc loin et pas très pratiques. Pas de panique, avec Costockage, ça vous coûtera environ 100 € / an pour un stockage dans le 4ème arrondissement de Paris.

3. Premier appartement en couple

Le premier appartement en couple c’est le moment de faire des concessions, non monsieur vous ne pouvez pas continuer à exhiber fièrement dans le salon votre tête d’élan empaillée, trouvée lors d’une soirée avec des amis.

Pour ne pas la jeter, quoi de mieux que de la stocker dans un carton chez son voisin pour la modique somme de 12 € / mois pour 1m3.

Stocker chez un particulier

 

4. Le 1er enfant

Le premier enfant apporte lui aussi son lot d’objets à déplacer, à stocker ailleurs. Le bureau devient bien souvent la chambre du petit nouveau, mais quid des meubles dudit bureau ?

La réorganisation de votre appartement implique de retrouver de l’espace pour toutes ces affaires qui risquent désormais de se retrouver sans abris. Comme malheureusement, les murs ne sont pas extensibles, il va falloir stocker tout ça avant de trouver un logement plus grand.

A Lyon, vous devriez vous en sortir pour environ 40 € / mois pour stocker votre bureau (4m3) en centre-ville.

 

5. Travaux

On fait agrandir la maison, refaire la peinture, réorganiser l’agencement de l’appartement, bref on fait des travaux !

C’est à ce moment là qu’on se rend compte qu’il faut se débrouiller pour stocker les meubles et les affaires ailleurs. L’ouvrier ne va pas se glisser sous le canapé pour changer la moquette… Alors quoi de plus pratique que la pièce vide que le voisin d’en face n’utilise pas ou la cave située de l’autre côté de la rue ? Heureusement, quand on fait des travaux, on travaille souvent pièce par pièce (10m3), ce qui est un atout pour le stockage et qui vous permettra de vous en tirer pour 70 € / mois.

6. Equipement de sport (ski …)

Après de longues hésitations, ça y est, vous avez sauté le pas et acheté ce magnifique snowboard qui vous faisait de l’oeil. Problème : il prend beaucoup trop de place dans votre appartement pour une ou deux utilisations par an…
Stockez-le dans la chambre inutilisée de votre voisin (6 € / mois environ à Grenoble)  et regagnez un peu d’espace dans votre dressing.

7. Les enfants sont grands

Ça y est, les enfants sont grands, ils ont tous terminé leurs études et vivent dans leur appartement. Mais alors que faire de ces chambres vides ? Bon déjà, le bureau peut retourner à sa place, mais les autres pièces ?

Pourquoi ne pas les louer à ceux qui pourraient en avoir besoin ? Vos pièces inutilisées peuvent vous rapporter jusqu’à 1200 € / an, quoi de mieux pour financer vos vacances au soleil !

Comparatif du prix des garde-meubles

Comparatif du prix des garde-meubles

Costockage a développé pour vous un outil permettant de savoir combien coûte une location de garde-meubles, partout en France. Le résultat est sans appel : Costockage est 2 à 3 fois moins cher que ses concurrents (Homebox ou Une Pièce en Plus). Un petit lexique avant de rentrer dans le vif du sujet :

  • Le self-stockage : Une solution de stockage permettant de louer un box en accès libre. Malheureusement ces entrepôts sont souvent loin et coûtent particulièrement cher.
  • Garde-meuble : Un grand entrepôt où vos meubles sont souvent stockés sous scellé. Il faut prendre rendez-vous pour accéder à ses objets et cette visite est payante. Les garde-meubles sont souvent très éloignés des villes.
  • Le costockage : Un self-stockage… entre particuliers ! Le gros avantage est de pouvoir stocker ses affaires dans le quartier pour un coût nettement inférieur aux solutions précédemment citées.

Aujourd’hui, Costockage c’est plus de 150 000 m3. Où que vous soyez en France, un voisin propose probablement de l’espace de stockage sur Costockage.fr. Mieux, dans des grandes villes comme Paris, Lyon ou encore Lille, il y a des espaces de costockage plus proches de chez vous que les entrepôts de self-stockage.  
Trouver un garde meubles entre particuliers

Combien coûte un stockage ? A Paris, le prix du costockage est de 12 € / m3 / mois alors que le self stockage coûte en moyenne 38 €. A Marseille le m3 est à 5 € via Costockage contre 15 € pour le self-stockage ; à Lyon le m 3 est à 4 € par Costockage contre 13 € pour le self-stockage. Enfin dans le Nord, lorsque l’on passe par Costockage le prix est de 5 €/m3 alors que cela revient à 16 € si l’on passe par le self-stockage ou un garde-meubles traditionnel. Voila un tableau récapitulatif :

Paris Région Parisienne Marseille Lille Lyon
Costockage.fr 12 € 10 € 5 € 5 € 4 €
Self-stockage 38 € 28 € 15 € 16 € 13 €
box en location
Le simulateur de prix des garde meubles en France par Costockage

N’oubliez pas de vous rendre à cette adresse pour accéder à la carte interactive du comparatif . En outre, ne pas oublier d’aller au casino pour tenter leur chance. Un petit exemple : un étudiant lyonnais qui part 6 mois à l’étranger et qui décide de stocker 8m3 de meubles dans un centre de self-stockage va payer environ 600 € tandis qu’il aurait payé environ 300 € en utilisant le Costockage, soit une différence de 300 € : l’équivalent de 75% d’un mois de loyer, 43 places de cinéma, un week-end à Londres…

C’est la rentrée, et je ne dois pas me moquer de mes camarades

C’est la rentrée, et je ne dois pas me moquer de mes camarades

Et voilà, c’est la rentrée. Alors que les étudiants spécialistes de la dernière minute courent de boutique en boutique pour dénicher les derniers agendas Daft Punk et quelques boites de cartouches Parker, d’autres ont déjà leur cartable rempli au pied de leur lit, à l’image d’Américains disciplinés et terrorisés une veille de débarquement. Il existe une troisième catégorie de personnes dans ce bas monde – les “plus étudiants”, dont je fais partie – qui, à chaque rentrée scolaire, regrettent ce temps béni où nos préoccupations les plus profondes consistaient à savoir si la fille la plus jolie du collège serait dans notre classe.

Récemment, mes parents ont dû déménager, me laissant avec des tonnes de cartons de souvenirs scolaires sur les bras, précieusement conservés et classés : mes photos de classe depuis la maternelle, mes cahiers d’écolier, une pile de vieux agendas, une flûte, et même une pochette « Punitions » – dont est extraite la photo suivante.

pochette punitions

Seulement voilà. J’habite à Paris. Et mon colocataire était contre l’idée de transformer notre salon en Musée de La Scolarité De La Fin Du XXè. Alors après une recherche rapide sur le site Costockage (pour lequel je travaille, si c’est pas merveilleux), je me mets d’accord avec Patrick qui loue un box de stockage à 400m de chez moi. Ironie du sort, il est prof de Français. Il sera le gardien de mes premières interros de maths.

Nos préoccupations ont changé, et la rentrée est désormais synonyme de recherche d’appartement, de déménagement, de paiement des impôts et d’installation du bureau de votre enfant dans sa nouvelle chambre. Cette année, vous aurez peut-être des problèmes de place. Vous devrez certainement avoir recours à des solutions de stockage. Et on aimerait que vous sachiez qu’on sera là pour vous aider.

Dans un an, j’irai récupérer ces précieuses affaires. Peut-être que je serai riche et que j’aurai une pièce en plus dans mon nouveau chez moi pour y ranger tout ça. Ou peut-être que je trouverai un nouveau hussard noir sur Costockage.

Bonne rentrée aux uns, bonne nostalgie aux autres.

5 bonnes raisons de passer six mois dans une start-up

5 bonnes raisons de passer six mois dans une start-up

Il y a quelques mois, je prends un café avec Mickael, l’un des deux fondateurs de Costockage. Je le connais un petit peu, je sais qu’il monte sa boite avec un ami, et je suis à la recherche d’un stage pour clôturer mes études. Il m’explique où en est son projet, et insiste sur le fait que le plus gros reste à mettre en place, qu’il y croit dur comme fer, et qu’ils recherchent leur premier stagiaire. A ce moment là, je n’avais aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler ce genre de stage. Quelles missions ? Quel statut sur un CV ? Quelle survie financière ? Comment revendre ce genre d’expérience ? Beaucoup de questions qu’un étudiant se pose nécessairement avant de s’engager sur plusieurs mois.

Après avoir passé du temps dans une banque d’affaire puis dans un cabinet de conseil, je me lance finalement dans l’aventure Costockage quelques jours après ce café, un petit peu à l’aveuglette. Après 6 mois passés dans ce temple du carton, voici les cinq idées que je vous suggère d’avoir en tête si vous hésitez à passer un peu de temps dans une entreprise alors qu’elle fait encore 0€ de chiffre d’affaires.

En start-up, on bosse moins par horaires que par projets. On ne vous en voudra pas d’arriver à 10h ou de partir à 16h si vous rendez vos projets à temps. Vous saurez ce que vous devez faire, vous saurez pour quand vous devez le faire, à vous de vous organiser. Cette flexibilité est davantage renforcée quand la start-up en question est encore itinérante (autrement dit, sans bureaux fixes). Mon appartement est devenu un incubateur, et ma table de salon une table de réunion. Attention, personne n’a parlé de vacances. Mises bout à bout, les heures de travail d’un stagiaire sont souvent supérieures à un stage plus classique en entreprise, sans pour autant atteindre celles des banques ou des cabinets de conseil (ça, c’est le privilège des fondateurs).

En start-up, pas de « département », pas de « divisions », juste une entreprise qui doit faire tout ce qu’elle a à faire. Officiellement, je fais du marketing et de la communication – j’ai même eu droit à des cartes de visite pour ça. En réalité, mes journées oscillent entre du HTML, de la création de partenariats, de la stratégie, de la finance, du juridique, du Google Analytics, des interventions dans des écoles, … et aujourd’hui, je raconte même ma vie sur un blog.

En start-up, on se cultive sur tout l’écosystème gravitant autour de sa boite. Après six mois chez Costockage, les univers du stockage, de la vente de matériel de déménagement et de la consommation collaborative commencent à sonner clair dans ma tête. Quand on travaille sur le lancement d’un nouveau produit, on est obligé de creuser toujours plus loin. Quels sont les mouvements de nos concurrents cette semaine ? Quelle nouvelle entreprise débarque dans la consommation collaborative ? Qui parle de nous ? Qui ne parle pas de nous ? Quels événements “live”’ pourraient nous intéresser ?

En start-up, on rencontre du monde : des utilisateurs, des fournisseurs, des partenaires, des investisseurs, des blogueurs… L’exposition vers l’« extérieur » est fondamentalement plus grande que dans une entreprise classique, du moins à niveau d’expérience égal. On passe du temps au téléphone, dans des usines, dans des bureaux. En prenant ce café, je n’avais absolument pas en tête que j’aurais, quelques mois plus tard, des visites à réaliser dans des entrepôts à Amiens ou des bureaux d’avocats d’affaires du soixante-quinze-cent-seize. Et n’oublions pas l’équipe. Le fit avec les fondateurs et autres stagiaires est indispensable pour pouvoir tirer pleinement profit de ce genre d’expérience.

En start-up, on laisse les boutons de manchette au placard. Les entreprises ont l’habitude de mettre en place des « casual fridays », terme signifiant qu’on a le « droit » de venir habillé de manière moins soutenue le vendredi. Prenez ce concept, étendez-le à toute la semaine, et oubliez vos sessions « repassage de chemise » du dimanche soir.

Passer six mois dans une start-up permet de se poser les bonnes questions avant de démarrer sa carrière. Vous serez moins payé, c’est vrai. Mais vous saurez ce que vous aimez (puisque vous touchez à tout) et pourrez prendre du recul sur vos expériences passées. Etes-vous vraiment fait pour une structure hiérarchique ? Aimez-vous prendre des décisions ? Vous ne vous en sortirez pas sans un minimum de flexibilité ? Bossez quelques mois dans une start-up, vous en ressortirez très certainement grandi sur ces questions.

 

Si vous n’êtes pas d’accord, envoyez 2 par SMS au et on pourra en parler (ou laissez un commentaire, ça coûtera moins cher).

 

Troc, troc, troc, qui est là ?

Troc, troc, troc, qui est là ?

Un chameau contre trois amphores, un carquois contre un calumet, c’est sur ce simple principe d’échange de biens matériels ou de services que “l’économie” a longtemps reposé. Aujourd’hui, avec l’émergence de l’économie collaborative, le troc revient. Petit tour d’horizon de ces sites où on s’échange des biens et des services sans passer par la case “paiement”.

Pour qu’il y ait troc, il faut que deux personnes aux besoins parfaitement symétriques se trouvent, et c’est bien là toute la difficulté du modèle. Toutes les plateformes de mise en relation de particuliers connaissent le problème de la liquidité : si l’offre n’est pas suffisante pour répondre à la demande, le business s’écroule. Par exemple, chez Costockage, il faut qu’il y ait assez d’espaces d’entreposage disponibles de toutes sortes (garages à Paris, caves à Lyon, etc)  pour que chaque locataire y trouve son compte. Dans le cas du troc, il faut non seulement que l’offre réponde à la demande, mais aussi qu’il y ait une réciprocité parfaite entre les deux. Sans Internet, c’est quasiment impossible.

Le troc du tout et du rien

Aujourd’hui, de nombreux sites proposent donc de mettre en ligne les objets que l’on se verrait bien troquer contre d’autres qui nous semblent plus utiles. Le principe est simple : plus il y a d’inscrits, puis il y a d’objets proposés. Plus il y a d’objets proposés, plus on se rapproche d’un niveau optimal de liquidité.

Au rang des sites les mieux fournis, on trouve notamment GchangeTout qui propose d’échanger des objets neufs ou d’occasion, de les louer et de s’entraider en fonction du savoir-faire de chacun. Le site dépassait les 100.000 membres dès 2010, mais impossible de trouver des chiffres plus récents… On peut également mentionner pretachanger qui a été cité parmi les 100 start-ups où investir dans le dernier numéro de Challenges. Les autres exemples ne manquent pas : OnlinetrocConsoGlobe et ComptoirDuTroc, des sites où on s’échange à peu près tout ce qui peut s’échanger, d’un MacBook Pro à une couette pour bébé en passant par de l’encens.

Le troc spécialisé

Certaines initiatives de troc ont pris le parti de se spécialiser dans un domaine en particulier. C’est le cas de Troc Légumes qui se cantonne à l’univers du potager (mais qui triche un peu en proposant soit l’échange soit la vente de produits alimentaires). Enfin, plus classique, TrocTribu vous propose d’échanger vos biens culturels (CDs, DVD, livres et autres). Cette nouvelle vision de troc spécialisé pose la question de l’échec ou non du troc traditionnel : peut-on réellement tout échanger contre tout et se passer d’argent ? Finalement, la généralisation même du système de monnaie n’est-elle pas la preuve que le troc, et bien ça ne marche pas ?

Le semi-troc

Certains sites ont dès lors cherché l’entre-deux : l’échange de biens toujours démonétisés mais en instaurant un système de points afin de mesurer la valeur de chaque bien. On garde le principe du troc tout en s’affranchissant des problématiques d’équivalence de biens. Au niveau vestimentaire, la sympathique plateforme kidiTroc offre la possibilité d’envoyer les vêtements désormais trop petits de ses enfants pour en recevoir des plus grands via un système de packs : un pack contre un autre, les packs ayant à peu près tous la même valeur. De même, le site d’échange de maisons GuestToGuest a mis en place un système de GuestPoints qui récompense les utilisateurs les plus actifs en leur permettant de louer et d’accueillir plus facilement. Au rayon des concepts d’entraide, on trouve Les Troc’heures qui se veut la plateforme de partage d’heures de bricolage, partant du principe qu’un service rendu en appelle un autre, et chacun a des savoir-faire différents qu’il est bon d’utiliser pour tous. Dans la même veine mais sous un format associatif, l’Accorderie lutte contre “la pauvreté et l’exclusion en renforçant les solidarités entre des personnes d’âges, de classes sociales, de nationalités et de sexes différents”. Ces sites là tentent de remplacer l’argent comme unique moyen d’échange tout en garantissant à l’utilisateur qu’il recevra un objet ou un service de la même valeur que celui qu’il propose.

Malgré ces nouveaux systèmes, on attend encore qu’un de ces sites explose. Certaines entreprises comme l’américain Thredup ont d’ailleurs fait le choix d’abandonner le troc pour passer à un système de dépôt-vente en ligne. Le troc se cherche encore mais on est optimistes chez Costockage, sous une forme ou une autre l’échange de biens ou de service entre particuliers est en marche !

Et vous, vous avez déjà échangé votre MacBook contre un canapé ?

Du grand capitalisme… à la grande aventure

Du grand capitalisme… à la grande aventure

“Sérieusement, mon fils, tu comptes vraiment quitter ton travail stable et bien payé pour te lancer comme ça à l’aventure ?
– Mais oui maman, tu sais, la consommation collaborative, c’est un nouveau monde, on se rend service, et puis c’est excitant ! Ok, je serai pauvre, au début, mais je serai entrepreneur !
– C’est comme ça que tu crois rassurer ta mère ? J’étais si fière de dire que mon fils travaillait chez…”

Discussion fictive (presque) sans lien avec des faits réels, mais qu’a pu connaître tout entrepreneur venant du monde de la « Grande Entreprise ». Responsabilités importantes, opportunités parfois exceptionnelles de voyages, de rencontres, l’impression d’être au plus près des « décideurs ». Et puis la capacité de faire des projets perso, de faire une offre pour ce bel appart, d’être reçu poliment à la banque, d’être « sur la route du succès ».

Et un jour, après un café d’une heure avec un ami, on décide qu’on va passer de l’autre côté. Qu’au lieu de recommander, on va faire et choisir. Qu’on va dédier une bonne part de ses jours, nuits, week-ends à dessiner les pages d’un site internet, ou à écrire des CGU pour un tout nouveau concept, celui du stockage entre particuliers. Qu’au lieu d’assister les grandes entreprises du CAC 40, on va plutôt aider les gens dans leur déménagement, à louer un garage ou un box à Paris ou à Dijon, et surtout, qu’on a envie de le faire maintenant et tout de suite.

Et, je peux vous le dire, après déjà six mois d’aventure, ça vous change, et ça fait un bien fou ! Du moins, tant qu’on préfère la courbe des followers de Costockage sur Twitter et des utilisateurs d’Airbnb à celle de son compte en banque…

D’un coup, on se découvre un sens du détail qu’aucun manager ou ami n’avait pu détecter chez vous.

D’un coup, une journée sans « décision » devient frustrante.

D’un coup, on se réjouit à chaque article sur Drivy, Cityzencar, Leetchi et E-loue parce qu’on a le sentiment de faire partie de la même équipe, et qu’on espère changer (un tout petit peu) la vie quotidienne des Français, et leur rapport à la consommation.

D’un coup, et c’est probablement le plus important, on ne travaille plus qu’avec des gens qu’on a choisis. Associé bien sûr, mais aussi designers, développeurs, stagiaires, comptable, avocats, investisseurs, des gens auxquels on décide de faire confiance, et qui nous le rendent bien. Et ça, c’est peut-être LA raison de lancer sa start-up.

Essayez, ça vaut vraiment le coup !

Micka, cofondateur de Costockage