Catégorie : Chez Costockage…

Découvrez ici l’actualité, les coulisses et toute la communauté de Costockage en général !

5 bonnes raisons de passer six mois dans une start-up

5 bonnes raisons de passer six mois dans une start-up

Il y a quelques mois, je prends un café avec Mickael, l’un des deux fondateurs de Costockage. Je le connais un petit peu, je sais qu’il monte sa boite avec un ami, et je suis à la recherche d’un stage pour clôturer mes études. Il m’explique où en est son projet, et insiste sur le fait que le plus gros reste à mettre en place, qu’il y croit dur comme fer, et qu’ils recherchent leur premier stagiaire. A ce moment là, je n’avais aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler ce genre de stage. Quelles missions ? Quel statut sur un CV ? Quelle survie financière ? Comment revendre ce genre d’expérience ? Beaucoup de questions qu’un étudiant se pose nécessairement avant de s’engager sur plusieurs mois.

Après avoir passé du temps dans une banque d’affaire puis dans un cabinet de conseil, je me lance finalement dans l’aventure Costockage quelques jours après ce café, un petit peu à l’aveuglette. Après 6 mois passés dans ce temple du carton, voici les cinq idées que je vous suggère d’avoir en tête si vous hésitez à passer un peu de temps dans une entreprise alors qu’elle fait encore 0€ de chiffre d’affaires.

En start-up, on bosse moins par horaires que par projets. On ne vous en voudra pas d’arriver à 10h ou de partir à 16h si vous rendez vos projets à temps. Vous saurez ce que vous devez faire, vous saurez pour quand vous devez le faire, à vous de vous organiser. Cette flexibilité est davantage renforcée quand la start-up en question est encore itinérante (autrement dit, sans bureaux fixes). Mon appartement est devenu un incubateur, et ma table de salon une table de réunion. Attention, personne n’a parlé de vacances. Mises bout à bout, les heures de travail d’un stagiaire sont souvent supérieures à un stage plus classique en entreprise, sans pour autant atteindre celles des banques ou des cabinets de conseil (ça, c’est le privilège des fondateurs).

En start-up, pas de « département », pas de « divisions », juste une entreprise qui doit faire tout ce qu’elle a à faire. Officiellement, je fais du marketing et de la communication – j’ai même eu droit à des cartes de visite pour ça. En réalité, mes journées oscillent entre du HTML, de la création de partenariats, de la stratégie, de la finance, du juridique, du Google Analytics, des interventions dans des écoles, … et aujourd’hui, je raconte même ma vie sur un blog.

En start-up, on se cultive sur tout l’écosystème gravitant autour de sa boite. Après six mois chez Costockage, les univers du stockage, de la vente de matériel de déménagement et de la consommation collaborative commencent à sonner clair dans ma tête. Quand on travaille sur le lancement d’un nouveau produit, on est obligé de creuser toujours plus loin. Quels sont les mouvements de nos concurrents cette semaine ? Quelle nouvelle entreprise débarque dans la consommation collaborative ? Qui parle de nous ? Qui ne parle pas de nous ? Quels événements “live”’ pourraient nous intéresser ?

En start-up, on rencontre du monde : des utilisateurs, des fournisseurs, des partenaires, des investisseurs, des blogueurs… L’exposition vers l’« extérieur » est fondamentalement plus grande que dans une entreprise classique, du moins à niveau d’expérience égal. On passe du temps au téléphone, dans des usines, dans des bureaux. En prenant ce café, je n’avais absolument pas en tête que j’aurais, quelques mois plus tard, des visites à réaliser dans des entrepôts à Amiens ou des bureaux d’avocats d’affaires du soixante-quinze-cent-seize. Et n’oublions pas l’équipe. Le fit avec les fondateurs et autres stagiaires est indispensable pour pouvoir tirer pleinement profit de ce genre d’expérience.

En start-up, on laisse les boutons de manchette au placard. Les entreprises ont l’habitude de mettre en place des « casual fridays », terme signifiant qu’on a le « droit » de venir habillé de manière moins soutenue le vendredi. Prenez ce concept, étendez-le à toute la semaine, et oubliez vos sessions « repassage de chemise » du dimanche soir.

Passer six mois dans une start-up permet de se poser les bonnes questions avant de démarrer sa carrière. Vous serez moins payé, c’est vrai. Mais vous saurez ce que vous aimez (puisque vous touchez à tout) et pourrez prendre du recul sur vos expériences passées. Etes-vous vraiment fait pour une structure hiérarchique ? Aimez-vous prendre des décisions ? Vous ne vous en sortirez pas sans un minimum de flexibilité ? Bossez quelques mois dans une start-up, vous en ressortirez très certainement grandi sur ces questions.

 

Si vous n’êtes pas d’accord, envoyez 2 par SMS au et on pourra en parler (ou laissez un commentaire, ça coûtera moins cher).

 

Je jouais avec l’idée…

Je jouais avec l’idée…

Je jouais avec l’idée de Costockage depuis un bout de temps déjà. A vrai dire, j’hésitais entre ça et créer une marque de vélo…  Mais trois choses étaient très claires pour moi :

1) je voulais créér une boîte (depuis l’avant-bulle internet et les photos de jeunes-startupers-en-baskets-devant-des-imacs-dans-des-lofts-à-San-Francisco).

2) Je voulais créer une boite avec un copain.

3) C’est pas facile de trouver un copain prêt à se lancer dans une histoire pareille.

L’idée de Costockage avait commencé avec les scouts (comme beaucoup de choses dans ma vie : les filles – lecteur, si toi aussi tu es scout, avoue – les amis, la prise de responsabilités…).
Un jour, avec mon groupe, on s’est fait virer du local qu’on utilisait pour stocker notre matériel. Or les scouts ont BEAUCOUP de matériel. On a demandé des devis dans des centres de self-stockage. En les recevant, on a hésité entre rire et pleurer. C’était tellement cher qu’on s’est demandé si les 10m2 qu’ils nous proposaient étaient bien à 30km de Paris, ou si c’était un loft Boulevard St-Germain.

Un copain venait d’emménager seul. Il louait un studio dont le bail comprenait un box de parking et une cave. Evidemment il n’avait pas de voiture et rien à stocker. Je lui ai demandé de nous louer l’ensemble. Il a accepté et on y a mis nos outils, nos tentes et notre vaisselle. Avec l’argent, il s’est payé un abonnement au stade.

L’idée était née, mais je n’imaginais pas le nombre de personnes qu’elle pourrait aider.

J’ai réalisé que contrairement à ce qu’on pense, il y a énormément d’espace disponible dans les villes. Mais comme toute ressource chère, elle est très mal distribuée parmi la population. Par exemple, il y a des caves dans la plupart des immeubles des grandes villes, un nombre incalculable de parents dont les enfants ont quitté le foyer laissant derrière eux des chambres vides, (…), des milliers de propriétaires de parking sans voiture à y garer…

Plus j’en parlais autour de moi, et plus j’entendais de récits de galère pour tous ces moments de la vie où on a besoin d’un peu d’espace en plus pour entreposer temporairement ses affaires. Pas étonnant que le marché du self-stockage grossisse de 15% par an.

C’est absurde : pourquoi construire des entrepôts (chaque année des dizaines de nouveaux bâtiments construits dans l’unique but d’abriter des objets plutôt que des gens), nous pousser à prendre notre voiture pour apporter nos affaires et, nous faire payer une fortune? Alors que dans la rue de chacun d’entre nous il y a sûrement quelques mètres carrés disponibles, qu’un voisin se ferait un plaisir de mettre à disposition pour arrondir ses fins de mois.

Un café un dimanche matin. Un ami de longue date qui me raconte qu’il en a marre de sa grande entreprise, de mettre des cravates et de bosser des nuits entières pour d’autres. Et me voilà en train de lui déballer ce que je viens de vous dire. Et d’ajouter que, pour ma part, pas question que je m’essaye à mettre un costard tous les matins.

Mickaël fait un de ces tours de passe-passe qu’on apprend dans les cabinets de conseil où on est capable de multiplier ou diviser par 10 la taille d’un marché sans en avoir l’air. On parle d’Airbnb, de Covoiturage et d’Etsy et de la beauté de ces entreprises qui permettent à des vrais gens de rendre de vrais services à d’autres vrais gens, et d’y gagner, tout en gaspillant moins de ressources. Il me dit qu’il va y réfléchir. Je me dis que c’est peut-être fini de jouer avec l’idée, que j’ai peut-être trouvé l’associé qui me manquait pour me lancer. Le lendemain il m’envoyait un message Facebook avec un plan de travail pour les semaines à venir. Vu le temps qu’il avait dû y passer c’était comme s’il avait déjà signé…

 

En exclusivité mondiale, la capture d’écran du plus long message Facebook du monde…

message fb micka

Du grand capitalisme… à la grande aventure

Du grand capitalisme… à la grande aventure

“Sérieusement, mon fils, tu comptes vraiment quitter ton travail stable et bien payé pour te lancer comme ça à l’aventure ?
– Mais oui maman, tu sais, la consommation collaborative, c’est un nouveau monde, on se rend service, et puis c’est excitant ! Ok, je serai pauvre, au début, mais je serai entrepreneur !
– C’est comme ça que tu crois rassurer ta mère ? J’étais si fière de dire que mon fils travaillait chez…”

Discussion fictive (presque) sans lien avec des faits réels, mais qu’a pu connaître tout entrepreneur venant du monde de la « Grande Entreprise ». Responsabilités importantes, opportunités parfois exceptionnelles de voyages, de rencontres, l’impression d’être au plus près des « décideurs ». Et puis la capacité de faire des projets perso, de faire une offre pour ce bel appart, d’être reçu poliment à la banque, d’être « sur la route du succès ».

Et un jour, après un café d’une heure avec un ami, on décide qu’on va passer de l’autre côté. Qu’au lieu de recommander, on va faire et choisir. Qu’on va dédier une bonne part de ses jours, nuits, week-ends à dessiner les pages d’un site internet, ou à écrire des CGU pour un tout nouveau concept, celui du stockage entre particuliers. Qu’au lieu d’assister les grandes entreprises du CAC 40, on va plutôt aider les gens dans leur déménagement, à louer un garage ou un box à Paris ou à Dijon, et surtout, qu’on a envie de le faire maintenant et tout de suite.

Et, je peux vous le dire, après déjà six mois d’aventure, ça vous change, et ça fait un bien fou ! Du moins, tant qu’on préfère la courbe des followers de Costockage sur Twitter et des utilisateurs d’Airbnb à celle de son compte en banque…

D’un coup, on se découvre un sens du détail qu’aucun manager ou ami n’avait pu détecter chez vous.

D’un coup, une journée sans « décision » devient frustrante.

D’un coup, on se réjouit à chaque article sur Drivy, Cityzencar, Leetchi et E-loue parce qu’on a le sentiment de faire partie de la même équipe, et qu’on espère changer (un tout petit peu) la vie quotidienne des Français, et leur rapport à la consommation.

D’un coup, et c’est probablement le plus important, on ne travaille plus qu’avec des gens qu’on a choisis. Associé bien sûr, mais aussi designers, développeurs, stagiaires, comptable, avocats, investisseurs, des gens auxquels on décide de faire confiance, et qui nous le rendent bien. Et ça, c’est peut-être LA raison de lancer sa start-up.

Essayez, ça vaut vraiment le coup !

Micka, cofondateur de Costockage

Plein de choses à raconter

Plein de choses à raconter

Plein de choses à raconter sur un blog de start up. Comment on a eu l’idée. Comment on s’est rendu compte qu’elle rendrait service à plein de gens. Comment on a convaincu un copain de s’associer. Comment on a trouvé un avocat pour écrire les statuts. Comment on a négocié les tarifs du comptable et même celui de l’annonce légale. Le premier pitch et comment on a été accepté par l’incubateur de l’ESSEC. Plein de choses excitantes.

Et il y’a des choses qui ne sont pas facilement racontables. On se dit que c’est anodin à part pour nous. Que personne ne comprendra notre émotion.

J’essaye quand même:

L’autre jour, j’ai reçu le premier courrier à NOTRE nom

COURRIER-CS

Ami entrepreneur, toi aussi fais nous part en commentaire de tes premiers papillons au ventre.