Étiquette : start-up

La parole à Bertrand, fondateur de Youpijob, notre partenaire pour vos déménagements collaboratifs

La parole à Bertrand, fondateur de Youpijob, notre partenaire pour vos déménagements collaboratifs

Vous le savez maintenant tous, sur le blog de Costockage, ça déménage. Mais lorsque vous cherchez à stocker, vous êtes nombreux à nous demander une solution pour déménager de façon aussi simple et pas chère que le costockage, autrement dit une solution collaborative. Il nous est donc apparu naturel de chercher – puis de sélectionner – le partenaire idéal pour ça, et nous l’avons trouvé : il s’agit de Youpijob, une belle start-up du secteur collaboratif, qui en plus d’être une grande plateforme en France, a déjà ouvert son service à la Suisse, l’Espagne et l’Angleterre. Et qui ouvre maintenant son capital en bourse à ses membres !

Nous avons donc interviewé Bertrand Tournier, son fondateur, pour en savoir un peu plus...

1. Bonjour Bertrand, on aime bien le nom Youpijob, mais c’est quoi en fait ?

Youpijob est le premier site de recrutement pour les particuliers. Il vous permet de confier vos tâches du quotidien à des personnes certifiées et évaluées par la communauté.

Vous postez votre job en moins d’une minute (ex : assembler un meuble) puis les Jobeurs (travailleurs) viennent vous proposer leur service. Vous pouvez choisir parmi plusieurs personnes en regardant leurs badges et leurs notes obtenues sur le site. Vous pouvez ainsi recruter en toute confiance.

2. Vous êtes la première entreprise de l’économie collaborative à entrer en bourse. Pourquoi ? Et ça se passe comment ?

L’objectif est de valoriser la consommation collaborative et de permettre aux utilisateurs d’être acteurs de ce développement. Ce mouvement n’est pas une mode, c’est une évolution de la société guidée par les consommateurs, qui va s’installer autour de nous pour améliorer notre quotidien.

Pour le fonctionnement, nous sommes accompagnés de spécialistes. Il faut montrer de la transparence et répondre à certaines obligations. Ce n’est pas une partie de plaisir, mais nous sommes persuadés que cela aidera YoupiJob et la grande famille de la conso collaborative.

3.Je viens de décider de stocker mes affaires chez un costockeur, comment Youpijob peut-il m’aider ?

Très simple ! Dans la même dynamique que pour trouver un lieu de stockage, je vais poster un Job pour trouver des bras musclés pour m’aider.

Entre Costockage et YoupiJob, vous aurez fait une économie non négligeable et vous aurez favorisé le partage économique, vous êtes donc au TOP !

4.Et si je suis propriétaire d’une cave, je peux aussi avoir recours au service des jobeurs ?

Bien entendu !

Un exemple : entre 2 locataires, vous souhaitez faire un coup de propre ou encore vous souhaitez aménager pour recevoir vos premiers locataires. Rien de plus simple : vous postez votre besoin et des bricoleurs viennent vous aider.

Pour info, nos bricoleurs indépendants sont trois fois moins chers que des artisans.

5.Serais-tu prêt à devenir costockeur ?

Je suis un collaboratif addict… Mon appartement est sur Airbnb, je viens de commander une tête de citrouille à un jobeur pour Halloween sur YoupiJob, et je commande des produits sur La Ruche qui dit Oui. Donc dés que j’ai une cave, je garde une place pour les bouteilles de vin, et le reste pour les pneus du voisin !

Pour un déménagement sans stress, rendez-vous sur demenagement.costockage.fr, on vous donne tous nos conseils pour un déménagement réussi!

Quatre astuces pour faire de l’argent avec sa maison

Quatre astuces pour faire de l’argent avec sa maison

Malgré ses airs de spam agressif, ce titre n’est pas annonciateur d’une entourloupe visant à vous soutirer tout votre argent. Vous, futur vacancier – ou actuel dépensier –, qui êtes à l’affût de bons plans pour vous faire un peu d’argent, votre remède magique ne se trouve pas plus loin que dans votre propre logement. Voici quatre moyens pour que votre maison ou appartement vous paye vos vacances ou votre prochaine session de soldes.

1. Transformez votre maison en hôtel

Si vous partez en vacances, votre logement va se retrouver vide pendant toute la durée de votre séjour. Et si vous permettiez à des vacanciers d’en profiter ? Une myriade de services internet se sont développés pour offrir à des particuliers la possibilité de se louer leurs appartements. Face à des lecteurs aguerris comme vous, plus besoin de présenter AirBnB, le champion en la matière. Dans la location courte durée, d’autres plateformes ont vu le jour récemment, avec en tête de file des entreprises comme Sejourning, Morning Croissant, Wimdu ou encore BedyCasa. Ces dernières, en pleine croissance, ont chacune leurs spécificités : allez y jeter un coup d’oeil !

Si vous souhaitez louer une chambre de votre logement sur une plus longue période, il est préférable de se tourner vers des prestataires comme Chambre à Louer, site spécialisé dans la location de moyenne et longue durée.

Enfin, pour les plus partageurs d’entre vous, vous pouvez partir gratuitement vous loger chez un particulier en France ou à l’étranger, à condition de laisser les clefs de votre propre logement à votre hôte. Le service de référence dans l’échange de maison est Guest to Guest, oserez-vous ?

NB : pour plus d’informations sur la fiscalité liée à ces pratiques, c’est par là !

Costockage.fr, premier garde-meuble entre particuliers!

Assurance comprise! 

 2. Créez un mini-centre de stockage

En faisant un petit rangement chez vous, vous pourrez rapidement vous rendre compte que votre logement regorge d’espaces vides. Entre votre grenier inutilisé, votre cave à moitié vide et la chambre d’enfant de votre fils marié depuis 10 ans, il y a de quoi payer vos futures vacances. Costockage, service lancé en juin 2013 par nos précieux soins, vous propose en effet de mettre vos espaces vides en location à des personnes recherchant un espace de stockage. Louer un box de stockage dans un centre classique à Paris, Marseile ou Lyon, et ailleurs, est en effet hors de prix et poussera de nombreux clients vers votre humble demeure. Quelques cartons pour des euros, que demande le peuple?

3. Rentabilisez votre place de parking

Troisième espace à rentabiliser : votre parking. Caché derrière le portail de votre jardin, cette petite place de stationnement perso a le pouvoir de faire des heureux. En vous inscrivant sur des plateformes comme Parkadom, Monsieur Parking ou MobyPark, vous pourrez louer votre garage à des automobilistes qui s’arrachent les cheveux pour trouver une place.

4. Transformez votre jardin en terrain de camping

Cher propriétaire de jardin : votre herbe grasse et bien taillée peut faire des heureux ! Vous avez désormais la possibilité de louer votre jardin (ou une partie de celui-ci) à des touristes à la recherche d’un terrain de camping. Malin non ? Deux prestataires principaux sur ce marché : Gamping et Campe Dans Mon Jardin. Qui sait, l’un de vous accueillera peut-être Franck Dubosc sous sa magnifique tente « 2 secondes ® ».

Quoi ? Nous avons osé oublier quelque chose ? Faites-le nous savoir en commentaire, juste en dessous. Voila. Merci. Salut.

Nous avons rencontré Philippe de Rouville, fondateur de Chambrealouer.com

Nous avons rencontré Philippe de Rouville, fondateur de Chambrealouer.com

Présent sur la scène de la consommation collaborative depuis 2009, Chambrealouer.com entend repenser le stockage de particuliers, pardon, l’hébergement de particuliers. Que ce soit des retraités propriétaires d’une grande maison, un étudiant qui vient de décrocher un stage, un commercial arpentant les routes sinueuses de province ou un couple de musiciens en tournée, tous sont confrontés, à leur manière, au souci d’hébergement.

 Partant du simple constat qu’il est aujourd’hui extrêmement difficile de trouver un logement à prix abordable à l’occasion de déplacements de plus ou moins longue durée, Chambrealouer.com ambitionne de répondre au besoin de chacun. La plateforme propose, en effet, de vivre chez l’habitant et donc de cohabiter sous un même toit dans un cadre idyllique, en centre-ville et pour un loyer défiant les lois du marché.

Les avantages sont multiples: une rémunération pécuniaire ou via un service rendu pour les propriétaires disposant de chambres non-occupées, des dépenses moindres pour les vadrouilleurs et bien-entendu, de la convivialité.

Et maintenant, place aux questions posées à Philippe Rouville, fondateur de Roomlala

Chambrealouer.com, c’est quoi ?

La spécificité de Roomlala, c’est l’offre d’hébergement pour de la longue durée, en plus de celles pour de la courte et moyenne durée bien sûr, certains de nos locataires vivent comme ça à l’année grâce à Chambrealouer.com ! La proximité avec nos membres et leur satisfaction sont des choses qui nous tiennent à coeur.

En quoi vous distinguez vous de Airbnb ?

L’avantage majeur de Chambrealouer.com est d’être généraliste ! Il regroupe toutes les sortes d’annonces possibles dans le domaine de l’hébergement alternatif : de la traditionnelle location d’une chambre chez l’habitant jusqu’à la location d’un logement en échange de services, en passant par la colocation ou la sous-location. Que vous soyez futur propriétaire ou futur locataire, l’interface est particulièrement facile d’accès et l’annonce se dépose gratuitement en quelques minutes, sans formalités administratives interminables.

Outre Chambrealouer.com, quel est votre Top 3 des plateformes “conso-collab” ?

BlaBlaCar qui est incontournable pour se déplacer à petit prix et convivialement, Gchangetout qui propose un service vraiment pratique au quotidien, et puis Cookening qui semble avoir beaucoup de potentiel. Et pour bientôt Costockage.fr qui a déjà fait ses preuves avant même d’être en version publique !

Pour finir, seriez-vous prêt à devenir un Costockeur ?

Je loue déjà la chambre disponible dans mon appartement, mais je crois qu’il y a assez de place dans ma cave pour devenir un Costockeur ! À vrai dire, je pense que nombreux sont ceux qui ont de quoi costocker chez eux sans problèmes.

 

Dehors les banquiers ?

Dehors les banquiers ?

Début mai, le Cabaret Sauvage accueillait la première édition du OuiShare Fest, un congrès intégralement dédié à la consommation collaborative agrégeant des entrepreneurs, porteurs de projets, journalistes et intervenants divers. Toute cette émulation n’a pas manqué de nous donner de belles idées à mettre en avant sur notre blog, en commençant par un thème très en vogue : la finance participative, ou « crowdfunding » de son petit nom américano-british, qui vise à renvoyer au second plan les banques et autres intermédiaires financiers. Tour d’horizon des différentes pratiques.

1. Financez votre boîte contre des goodies

Le don aux entrepreneurs explose en France depuis quelques mois. Nos fils Facebook regorgent d’appels aux dons soutenus par des sites comme Octopousse, KickStarter, Ulule ou encore KissKissBankBank. Grâce à cette pratique, La Machine du Voisin a par exemple réussi à lever plus de 6 000€ sur ce dernier.

Le principe : d’un côté, des entreprises ou porteurs de projet ayant besoin d’argent. De l’autre, des donateurs appréciant un projet et voulant participer par le biais d’un don. Pas de contrepartie financière, pas de contrepartie en actions, mais plutôt des goodies ou autres objets de remerciements. Utopique ? On le pensait aussi. Mais quand on a vu que le don moyen sur KissKiss était de 45 euros, on a compris l’ampleur du phénomène…!

2. Financez votre CD  

Vous avez tous entendu la chanson « Toi+Moi » de Grégoire, premier artiste sorti de MyMajorCompany. En deux mois, cet artiste est parvenu à lever 70 000€ sur la plateforme de production communautaire (on ne jugera personne), ses donateurs d’antan recevant aujourd’hui des royalties sur chaque rentrée d’argent liée à son projet musical.

Les internautes se voient donc proposer la possibilité de devenir coproducteurs de différents projets. Vous pouvez par exemple devenir coproducteur du prochain film de Michèle Laroque sur la plateforme Tous-Coprod ou du prochain album d’Oldelaf sur Oocto.

Par contre, s’il vous plait, écoutez bien les artistes avant de les financer. Sinon, « Toi+Moi » on va pas s’entendre.

3. Financez votre nouvel écran plat

D’un côté, des emprunteurs ayant besoin de fonds. De l’autre, des particuliers avec de l’argent à placer. Il y a là un marché, et donc une place légitime pour la consommation collaborative – tout comme Costockage qui met en relation une offre et une demande d’espaces de stockage. Cette pratique permet aux emprunteurs d’obtenir des taux ultra-compétitifs, en plus de se sentir parties prenantes d’un mouvement qui vise à développer un système bancaire plus sain et transparent.

Cette pratique, qui a explosé aux Etats-Unis avec des sites comme Lending Club, est en plein essor en Europe et notamment en France, avec en tête de file l’entreprise Prêt d’Union. Nous ne pouvons pas non plus passer à côté de SPEAR (Société Pour Une Epargne Activement Responsable), une coopérative permettant de faire financer par des particuliers des projets répondant à des problématiques sociales, environnementales ou culturelles.

Attention à ne pas trop sauter de joie trop vite : la plupart de ces entreprises gérant de l’épargne sont adossées à de “vraies” banques. L’émancipation n’est donc pas encore si évidente.

4. Trouvez des actionnaires

De jeunes entreprises ont tenté de réinventer l’achat d’actions et la prise de participation dans des sociétés. Des acteurs comme SmartAngels,  Anaxago, Wiseed ou encore Angelist vous proposent d’investir en capital dans des start-up et PME. Votre rétribution ? Des dividendes et d’éventuelles plus-values au moment de la cession. C’est par exemple grâce à ce système que Sejourning, le AirBnB made in France, est parvenu à lever 300 000€ sur SmartAngels.

Vous voyez, plus besoin d’avoir vendu sa start-up 1 milliard de dollars à Facebook pour devenir Business Angel !

5. Trouvez des fonds pour vos projets sociaux

Le micro-crédit permet à des porteurs de projet de recevoir un prêt sans intérêt de la part de particuliers souhaitant soutenir leurs idées. Inventé par le nobelisé bangladais Muhammad Yunus, le micro-crédit a donc lui aussi rejoint la sphère montante de la consommation collaborative. Popularisé par des acteurs comme Kiva, les Français ont rejoint ce train solidaire avec des entreprises comme BabyLoan, plateforme à partir de laquelle vous pouvez financer des projets à partir de 20€. « +1 » pour leur nom, d’ailleurs.

Le 14 mai 2013, l’Autorité des Marchés Financiers et l’Autorité de Contrôle prudentiel ont publié le « Guide du financement participatif à destination des plateformes et des porteurs de projets ». Preuve que les autorités considèrent également ce phénomène comme incontournable en l’habillant d’un film de protection. Affaire à suivre !

Viens chez moi, je cuisine chez une copine

Viens chez moi, je cuisine chez une copine

            Le collaboratif touche désormais la plus grande partie des secteurs de l’économie. On peut dormir, habiter, louer, prêter, conduire, jardiner et même stocker entre particuliers. Il y avait donc toutes les raisons pour que la restauration intègre ce beau monde. Petit tour de table de la gourmandise à la sauce collaborative.

            La magie de la consommation collaborative réside dans sa capacité à toujours réinventer ce qu’on pensait vu et revu. Dans les concepts que nous avons identifiés, tout se joue sur le social. L’objectif est de se rencontrer, de cuisiner ensemble, de faire connaissance physiquement, loin de nos écrans d’ordinateurs qui sont devenus nos nouveaux outils de dating.

 

            1. Un Diner Presque Parfait

            Avant, si je voulais manger des plats mexicains, je devais me rendre chez un vendeur de burritos, guacamole et autres mets locaux. Aujourd’hui, il me suffit de me rendre chez un Mexicain. De nombreuses plateformes se sont développées ces dernières années (et notamment ces derniers mois) pour faire bouger les gastronomes des restaurants vers chez l’habitant.

            Chez les plus connus comme Live My Food, Beyond Croissant ou encore Cookening (ce dernier étant encore en version test), le concept est de se rendre chez un local pour déguster ses petits plats, notamment lorsqu’on est en voyage. Prenez quelques amis, inscrivez-vous sur l’un de ces sites, choisissez une table et une date, et vivez l’expérience d’Un Diner Presque Parfait (avec pour seules exceptions que vous ne devez pas réinviter l’hôte en retour… et que vous n’êtes pas filmés). Voulez Vous Diner s’est basé sur le même concept, en l’appliquant à la gastronomie française. Des hôtes transforment leur salle à manger en hall de brasserie, et il paraît que certaines tables valent vraiment le coup d’œil.

            Le dernier arrivé en date dans cet univers s’appelle Cook N Meet. C’est tout jeune, c’est tout frais, mais ça a l’air bien prometteur. Leur spécialité : mettre l’accent sur la rencontre, et proposer aux invités de participer à l’élaboration du diner. Plus besoin de se rendre au restaurant et de faire un crédit sur 6 mois pour rencontrer des gens !

 

            2. Faisons connaissance autour d’une bonne table

            Quand on est au bureau, et de surcroit quand son lieu de travail est loin de son domicile, on prend vite l’habitude de se nourrir de sandwiches triangle thon-œuf-mayonnaise. On pourrait manger un bon repas au restaurant, mais quand on est tout seul… COlunching s’attaque à ce problème, en organisant des repas au restaurant entre personnes partageant les mêmes centres d’intérêt. Sa mission : passer du modèle « sandwich + YouTube » à une formule « restaurant + nouveaux amis ». D’ailleurs, le site négocie des tarifs pour les COlunchers, ce qui permet de profiter d’une bonne table pour moins cher. Et d’ailleurs, c’est déjà 30 pays d’implantation. Et si le COlunch était en train de détrôner le Brunch ?

 

Costockage.fr, premier garde-meuble entre particuliers!

Assurance comprise! 

 

            3. « Fait maison », littéralement.

            Au restaurant ou chez le traiteur, on apprécie les plats « faits maison ». Mais on a aussi l’impression d’être floué. « C’est pas vraiment fait à la maison, hein ? »

            Super-Marmite, dont l’effigie est une marmite super héros, propose de se vendre des plats VRAIMENT faits maison entre particuliers. Si je cuisine un super tajine, autant en faire profiter tout le quartier (et mon porte-monnaie d’ailleurs, tant qu’à faire). Un bon cuisinier devient alors commerçant ; il est évalué et ses plats peuvent faire le buzz sur Internet. Tout y passe, du foie gras aux pommes sautées en sauce au classique gâteau chocolat-chocapic.

 

            Les lignes bougent, les tendances évoluent, et ça n’a pas l’air d’être en train de s’arrêter. Si on a oublié quelques ingrédients dans notre grosse marmelade collaborative (« si on a oublié des sites ou des concepts », pour ceux qui n’auraient qu’un degré à leur arc), ça se passe dans les commentaires. As usual.

Je jouais avec l’idée…

Je jouais avec l’idée…

Je jouais avec l’idée de Costockage depuis un bout de temps déjà. A vrai dire, j’hésitais entre ça et créer une marque de vélo…  Mais trois choses étaient très claires pour moi :

1) je voulais créér une boîte (depuis l’avant-bulle internet et les photos de jeunes-startupers-en-baskets-devant-des-imacs-dans-des-lofts-à-San-Francisco).

2) Je voulais créer une boite avec un copain.

3) C’est pas facile de trouver un copain prêt à se lancer dans une histoire pareille.

L’idée de Costockage avait commencé avec les scouts (comme beaucoup de choses dans ma vie : les filles – lecteur, si toi aussi tu es scout, avoue – les amis, la prise de responsabilités…).
Un jour, avec mon groupe, on s’est fait virer du local qu’on utilisait pour stocker notre matériel. Or les scouts ont BEAUCOUP de matériel. On a demandé des devis dans des centres de self-stockage. En les recevant, on a hésité entre rire et pleurer. C’était tellement cher qu’on s’est demandé si les 10m2 qu’ils nous proposaient étaient bien à 30km de Paris, ou si c’était un loft Boulevard St-Germain.

Un copain venait d’emménager seul. Il louait un studio dont le bail comprenait un box de parking et une cave. Evidemment il n’avait pas de voiture et rien à stocker. Je lui ai demandé de nous louer l’ensemble. Il a accepté et on y a mis nos outils, nos tentes et notre vaisselle. Avec l’argent, il s’est payé un abonnement au stade.

L’idée était née, mais je n’imaginais pas le nombre de personnes qu’elle pourrait aider.

J’ai réalisé que contrairement à ce qu’on pense, il y a énormément d’espace disponible dans les villes. Mais comme toute ressource chère, elle est très mal distribuée parmi la population. Par exemple, il y a des caves dans la plupart des immeubles des grandes villes, un nombre incalculable de parents dont les enfants ont quitté le foyer laissant derrière eux des chambres vides, (…), des milliers de propriétaires de parking sans voiture à y garer…

Plus j’en parlais autour de moi, et plus j’entendais de récits de galère pour tous ces moments de la vie où on a besoin d’un peu d’espace en plus pour entreposer temporairement ses affaires. Pas étonnant que le marché du self-stockage grossisse de 15% par an.

C’est absurde : pourquoi construire des entrepôts (chaque année des dizaines de nouveaux bâtiments construits dans l’unique but d’abriter des objets plutôt que des gens), nous pousser à prendre notre voiture pour apporter nos affaires et, nous faire payer une fortune? Alors que dans la rue de chacun d’entre nous il y a sûrement quelques mètres carrés disponibles, qu’un voisin se ferait un plaisir de mettre à disposition pour arrondir ses fins de mois.

Un café un dimanche matin. Un ami de longue date qui me raconte qu’il en a marre de sa grande entreprise, de mettre des cravates et de bosser des nuits entières pour d’autres. Et me voilà en train de lui déballer ce que je viens de vous dire. Et d’ajouter que, pour ma part, pas question que je m’essaye à mettre un costard tous les matins.

Mickaël fait un de ces tours de passe-passe qu’on apprend dans les cabinets de conseil où on est capable de multiplier ou diviser par 10 la taille d’un marché sans en avoir l’air. On parle d’Airbnb, de Covoiturage et d’Etsy et de la beauté de ces entreprises qui permettent à des vrais gens de rendre de vrais services à d’autres vrais gens, et d’y gagner, tout en gaspillant moins de ressources. Il me dit qu’il va y réfléchir. Je me dis que c’est peut-être fini de jouer avec l’idée, que j’ai peut-être trouvé l’associé qui me manquait pour me lancer. Le lendemain il m’envoyait un message Facebook avec un plan de travail pour les semaines à venir. Vu le temps qu’il avait dû y passer c’était comme s’il avait déjà signé…

 

En exclusivité mondiale, la capture d’écran du plus long message Facebook du monde…

message fb micka

Du grand capitalisme… à la grande aventure

Du grand capitalisme… à la grande aventure

“Sérieusement, mon fils, tu comptes vraiment quitter ton travail stable et bien payé pour te lancer comme ça à l’aventure ?
– Mais oui maman, tu sais, la consommation collaborative, c’est un nouveau monde, on se rend service, et puis c’est excitant ! Ok, je serai pauvre, au début, mais je serai entrepreneur !
– C’est comme ça que tu crois rassurer ta mère ? J’étais si fière de dire que mon fils travaillait chez…”

Discussion fictive (presque) sans lien avec des faits réels, mais qu’a pu connaître tout entrepreneur venant du monde de la « Grande Entreprise ». Responsabilités importantes, opportunités parfois exceptionnelles de voyages, de rencontres, l’impression d’être au plus près des « décideurs ». Et puis la capacité de faire des projets perso, de faire une offre pour ce bel appart, d’être reçu poliment à la banque, d’être « sur la route du succès ».

Et un jour, après un café d’une heure avec un ami, on décide qu’on va passer de l’autre côté. Qu’au lieu de recommander, on va faire et choisir. Qu’on va dédier une bonne part de ses jours, nuits, week-ends à dessiner les pages d’un site internet, ou à écrire des CGU pour un tout nouveau concept, celui du stockage entre particuliers. Qu’au lieu d’assister les grandes entreprises du CAC 40, on va plutôt aider les gens dans leur déménagement, à louer un garage ou un box à Paris ou à Dijon, et surtout, qu’on a envie de le faire maintenant et tout de suite.

Et, je peux vous le dire, après déjà six mois d’aventure, ça vous change, et ça fait un bien fou ! Du moins, tant qu’on préfère la courbe des followers de Costockage sur Twitter et des utilisateurs d’Airbnb à celle de son compte en banque…

D’un coup, on se découvre un sens du détail qu’aucun manager ou ami n’avait pu détecter chez vous.

D’un coup, une journée sans « décision » devient frustrante.

D’un coup, on se réjouit à chaque article sur Drivy, Cityzencar, Leetchi et E-loue parce qu’on a le sentiment de faire partie de la même équipe, et qu’on espère changer (un tout petit peu) la vie quotidienne des Français, et leur rapport à la consommation.

D’un coup, et c’est probablement le plus important, on ne travaille plus qu’avec des gens qu’on a choisis. Associé bien sûr, mais aussi designers, développeurs, stagiaires, comptable, avocats, investisseurs, des gens auxquels on décide de faire confiance, et qui nous le rendent bien. Et ça, c’est peut-être LA raison de lancer sa start-up.

Essayez, ça vaut vraiment le coup !

Micka, cofondateur de Costockage

Plein de choses à raconter

Plein de choses à raconter

Plein de choses à raconter sur un blog de start up. Comment on a eu l’idée. Comment on s’est rendu compte qu’elle rendrait service à plein de gens. Comment on a convaincu un copain de s’associer. Comment on a trouvé un avocat pour écrire les statuts. Comment on a négocié les tarifs du comptable et même celui de l’annonce légale. Le premier pitch et comment on a été accepté par l’incubateur de l’ESSEC. Plein de choses excitantes.

Et il y’a des choses qui ne sont pas facilement racontables. On se dit que c’est anodin à part pour nous. Que personne ne comprendra notre émotion.

J’essaye quand même:

L’autre jour, j’ai reçu le premier courrier à NOTRE nom

COURRIER-CS

Ami entrepreneur, toi aussi fais nous part en commentaire de tes premiers papillons au ventre.