Du grand capitalisme… à la grande aventure

“Sérieusement, mon fils, tu comptes vraiment quitter ton travail stable et bien payé pour te lancer comme ça à l’aventure ?
– Mais oui maman, tu sais, la consommation collaborative, c’est un nouveau monde, on se rend service, et puis c’est excitant ! Ok, je serai pauvre, au début, mais je serai entrepreneur !
– C’est comme ça que tu crois rassurer ta mère ? J’étais si fière de dire que mon fils travaillait chez…”

Discussion fictive (presque) sans lien avec des faits réels, mais qu’a pu connaître tout entrepreneur venant du monde de la « Grande Entreprise ». Responsabilités importantes, opportunités parfois exceptionnelles de voyages, de rencontres, l’impression d’être au plus près des « décideurs ». Et puis la capacité de faire des projets perso, de faire une offre pour ce bel appart, d’être reçu poliment à la banque, d’être « sur la route du succès ».

Et un jour, après un café d’une heure avec un ami, on décide qu’on va passer de l’autre côté. Qu’au lieu de recommander, on va faire et choisir. Qu’on va dédier une bonne part de ses jours, nuits, week-ends à dessiner les pages d’un site internet, ou à écrire des CGU pour un tout nouveau concept, celui du stockage entre particuliers. Qu’au lieu d’assister les grandes entreprises du CAC 40, on va plutôt aider les gens dans leur déménagement, à louer un garage ou un box à Paris ou à Dijon, et surtout, qu’on a envie de le faire maintenant et tout de suite.

Et, je peux vous le dire, après déjà six mois d’aventure, ça vous change, et ça fait un bien fou ! Du moins, tant qu’on préfère la courbe des followers de Costockage sur Twitter et des utilisateurs d’Airbnb à celle de son compte en banque…

D’un coup, on se découvre un sens du détail qu’aucun manager ou ami n’avait pu détecter chez vous.

D’un coup, une journée sans « décision » devient frustrante.

D’un coup, on se réjouit à chaque article sur Drivy, Cityzencar, Leetchi et E-loue parce qu’on a le sentiment de faire partie de la même équipe, et qu’on espère changer (un tout petit peu) la vie quotidienne des Français, et leur rapport à la consommation.

D’un coup, et c’est probablement le plus important, on ne travaille plus qu’avec des gens qu’on a choisis. Associé bien sûr, mais aussi designers, développeurs, stagiaires, comptable, avocats, investisseurs, des gens auxquels on décide de faire confiance, et qui nous le rendent bien. Et ça, c’est peut-être LA raison de lancer sa start-up.

Essayez, ça vaut vraiment le coup !

Micka, cofondateur de Costockage

Comments

comments