Costockage passe à table !

Costockage passe à table !

Costockage passe à table !

Chez Costockage, on a plutôt l’habitude de vous parler cartons, palettes et autres containers. Et on lorgne bien souvent du côté de nos amis qui travaillent pour des restaurants ou des bars à la mode et qui peuvent, eux, parler de « buratta crémeusissime », « du meilleur cocktail depuis l’invention de la roue » et partager des recettes de muffins au nutella absolument décadents. Et on est un peu dégoûté. Alors, cette fois-ci, on a décidé que, nous aussi, on allait vous mettre l’eau à la bouche en vous parlant de cuisine. Mais, comme vous vous en doutez, cette cuisine-là sera à notre sauce : la sauce collaborative !

Ça se mange, la cuisine à la sauce collaborative ?

Effectivement, la question se pose, surtout en France où la nourriture bénéficie d’un statut à part. Certes, le pays n’a pas échappé à la vague des nouvelles habitudes alimentaires : les Français passent moins de temps en cuisine (18 minutes de moins qu’en 1986 très précisément selon une étude de l’INSEE) et privilégient les plats préparés et la livraison à domicile. Pourtant, tous réaffirment leur attachement aux repas traditionnels : ce sont des moments de qualité que personne ne veut abandonner. Et si la qualité des mets dégustés est clé, le fait de partager ce moment avec des gens qu’on aime est tout aussi important. Vous nous voyez venir ? S’il est question de « partage », l’économie collaborative peut pointer le bout de son nez !

On s’appelle et on déjeune ?

On ouvre le menu de notre cuisine collaborative avec plusieurs start ups qui vous promettent de ne plus jamais manger seul. Et ça tombe bien parce que le plateau-repas en solo devant la télévision, on veut bien se l’autoriser un soir de déprime mais pas plus !

Vous êtes fatigués de déjeuner TOUS LES JOURS avec vos collègues de bureau ? Apportez un peu de variété à votre quotidien avec Colunching et déjeunez avec d’autres personnes qui travaillent à côté. Une bonne manière de voir des nouvelles têtes, de networker ou de nouer des relations pour vous faciliter la vie (faire du covoiturage pour aller au travail, par exemple #doublementCollaboratif) Ca marche aussi pour les afterworks ou les petits déjeuners.

On sort du registre professionnel : si vous voulez faire de nouvelles rencontres autour d’un bon repas, Voulez vous dîner vous propose de venir dîner chez des particuliers qui partagent vos centres d’intérêt. Un peu dans la même veine, Vizeat se positionne comme le « AirBnB des repas » et vous propose une expérience vraiment dépaysante lorsque vous voyagez dans une ville étrangère : attablez-vous chez un local. Non seulement le lieu et le menu seront 100% typique mais vous aurez l’occasion de vraiment échanger avec des habitants et de prendre le pouls du pays.

Collaboratif ET social !

Mais la cuisine collaborative sait aussi allier plaisir et bonne action. De nombreuses villes ou entreprises développent des frigos partagés. Le concept est simple : plutôt que de jeter les restes que vous ne pourrez finir pour cause de départ en vacances, vous les mettez dans un frigo où quelqu’un pourra venir les récupérer. Le site PartageTonFrigo référence la plupart de ces initiatives. A Paris, l’association Le Carillon a mis en place le premier frigo solidaire dans le 18ème arrondissement au sein du restaurant La Cantine du 18. Des règles strictes et un contrôle des restaurateurs permettent de garantir l’hygiène et le bon fonctionnement du système.

Autre initiative sympathique, Paupiette se propose de lutter contre la solitude des personnes âgées en proposant aux étudiants fauchés de venir partager le déjeuner d’un senior. Et c’est tout bénef ! Des économies et un plat cuisiné comme chez Mamie pour l’un, le plaisir de voir quelqu’un apprécier sa cuisine et d’avoir un peu de conversation pour l’autre. Une belle manière de répondre à ceux qui disent que l’économie collaborative devient de plus en plus mercantile…

Frôle-t-on l’indigestion ?

Bien entendu, tout n’est pas rose. Appliquer le concept d’économie collaborative à la cuisine soulève plusieurs problèmes. Le premier (et non des moindres) étant la question de la sécurité alimentaire : si l’on fait confiance à ses proches et à des restaurateurs professionnels pour servir un repas préparé dans des conditions d’hygiène que l’on juge suffisantes, comment s’en assurer lorsque l’on va dîner chez un parfait inconnu ? Cette appréhension, légitime, sera sûrement un frein au développement des pratiques de cuisine collaborative.

Par ailleurs, comme à chaque fois que l’économie entre particuliers s’invite dans un secteur, les acteurs existants ne sont pas ravis… A l’image des chauffeurs de taxi contre Uber ou des hôteliers contre AirBnB, beaucoup de restaurateurs se sont insurgés contre l’apparition de site qui proposent aux touristes de venir découvrir la gastronomie française chez un local plutôt que dans un bistrot de quartier… Ils mettent en avant aussi bien la concurrence déloyale que les risques dont on parlait plus haut. Comme toujours la situation n’est pas simple…

Un café et l’addition !

L’avantage quand on parle de nourriture, c’est que l’on parle d’une activité quotidienne. A priori donc, pas besoin de trancher pour savoir si vous êtes plutôt repas traditionnel ou nouvelles pratiques de la table, vous avez bien assez d’occasions de combiner les deux ! Et vous, vous vous sentez comment face à cette nouvelle manière d’aborder l’heure du déjeuner ?

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