Année : 2013

Les 3 questions qu’on pose tout le temps à un entrepreneur (et ce qu’elles veulent vraiment dire)

Les 3 questions qu’on pose tout le temps à un entrepreneur (et ce qu’elles veulent vraiment dire)

En général si on veut être entrepreneur c’est parce qu’on cherche un job où on pourra faire plein de choses différentes : de la vente, du service client, du marketing, de la finance, du design, etc. Mais il faut ajouter autre chose à cette liste : être entrepreneur c’est répondre inlassablement, jour après jour, aux mêmes questions. 

On ne s’en plaint pas : on est contents que les gens s’intéressent à notre mode de vie bizarre.

Mais à force on finit par réfléchir au sens caché de ces questions. Amis (futurs) entrepreneurs, je tente ici de décoder pour vous le vrai sens des questions qui vous s(er)ont posées chaque jour…

Questions codées 1 : “Qui a eu l’idée ? Ça existe déjà ?”

Question décodée :

« T’es un génie ou juste le roi du plagiat ? »

Le contexte :

Dans l’imaginaire collectif, le succès (ou non) d’une startup repose sur un critère essentiel : l’Idée (avec un grand I). Mark Zuckerberg a eu l’idée de Facebook, Kevin Systrom a eu l’idée d’Instagram, etc. Du coup chacun attend l’Idée pour se lancer, mais elle n’est jamais assez bonne.  A contrario, dans le milieu des startups c’est devenu un cliché de dire que la réussite c’est 1% d’idée et 99% d’exécution.

Ma réponse:

J’ai bien eu l’idée tout seul (comme raconté ici), mais je me suis vite rendu compte que je n’étais pas le seul… Faut dire que louer sa cave à son voisin, c’est très utile mais ça reste assez simple comme concept. D’autres l’avaient eu avant moi en Angleterre. Il y a également depuis quelques semaines StowThat aux Etats-Unis qui se concentre sur la location de garages entre particuliers. On se demande s’ils parlent de nous quand on leur demande si leur idée existe déjà…

Question codée 2 : “Ca se passe bien avec ton associé ?”

La question décodée :

« Comment ils font pour tenir le coup alors que je suis jamais resté en couple plus de 2 mois ? »

Ou

« Est-ce qu’ils te fait une scène quand t’as laissé la Dropbox en bazar ? »

Le contexte :

Cette personne a vu The Social Network et sait qu’entre associés tout n’est pas toujours rose. Peut-être même sait-elle que chez les initiés on dit d’un cofondateur évincé qu’il s’est fait « saverined » en référence à Eduardo Saverin l’associé malheureux de Mark Zuckerberg.

Ma réponse :

On se connaît très bien avec Mickaël, depuis bien avant le lancement de Costockage. On a la chance de n’avoir aucun mal à se le dire quand quelque chose ne va pas et de n’être vraiment pas susceptibles. Il y a donc peu de chances que les choses tournent mal. Par ailleurs, on a rédigé notre pacte d’actionnaires avec beaucoup d’attention afin d’aligner nos ambitions.

Vous avez des affaires à stocker ? 

Rejoignez-nous sur Costockage.fr, premier site de stockage entre particuliers. 

Question codée 3 : “Vous allez lever de l’argent ?”

La question décodée :

« A partir de quand tu commences à payer tes bières tout seul ? (et à partir de quand vous aurez des bureaux dignes de ce nom ?) »

Le contexte :

Cette personne en a marre de te payer des bières et voudrait bien venir squatter dans tes futurs bureaux.

Ma réponse :

Oui nous allons lever de l’argent auprès de business angels d’ici quelques mois. Nous avons déjà plusieurs investisseurs intéressés mais en cherchons encore quelques uns. D’ailleurs contactez-nous si vous, votre mère, votre oncle… souhaitez être à nos côtés dans la prochaine phase de notre développement. On cherche notamment des personnes avec de l’expérience dans l’immobilier ou le web (En plus, c’est déductible d’impôts…)

 

Comment arrondir ses fins de mois avec les breloques de sa maison ?

Comment arrondir ses fins de mois avec les breloques de sa maison ?

Bon voilà, je suis stagiaire chez Costockage depuis quelques mois et tout se passe très bien : une ambiance de travail des plus agréables, des projets intéressants, de belles rencontres. Seul petit hic, Costockage est une start-up, et donc concernant la rémunération…

Bref, vous m’avez compris.

Pour pouvoir survivre (acheter mes steaks de soja, aller pic-niquer au Luco et payer mon abonnement cinéma MK2), il m’était donc vital de trouver une astuce, que dis-je, un stratagème.

Allongé sur mon lit, le regard dans le vide, j’ai pris conscience que mon appartement (attention, je ne suis que locataire) regorgeait d’objets qui pourraient m’aider à arrondir mes fins de mois. La photo ci-dessus vous donne un aperçu de ma chambre vue du lit : Ô tant d’objets accumulés que je n’utilise que très rarement voire jamais !

Allez, voici les bons plans pour gagner de l’argent avec les objets de votre maison :

1. Vendre ses affaires (ou celles de son frère)

Les sites Price Minister, eBay, LeBonCoin et bien d’autres vous permettront en quelques clics de vous débarrasser de tout type d’objets qui encombrent votre maison : allant des jouets aux appareils électroménagers en passant par les habits. Confidence pour confidence, j’ai vendu un lot de quatre figurines Tortues Ninja + le rat Splinter (qui appartenait à mon frère) pour plus de 100 euros.

LeBonCoin favorise un contact direct ainsi qu’une proximité géographique entre le vendeur et l’acheteur, et ne prend aucune commission pour les ventes standards. Alors qu’avec eBay, il vous sera possible de vendre l’intégrale de La Comédie humaine de Balzac à un professeur de littérature française vivant dans le Dakota. Par ailleurs, pour chacune des ventes, vous devrez verser une commission (seulement en cas de vente) de 9 % du prix pour les objets de moins de 500 euros et de 45 euros pour les objets dont la valeur dépasse 500 euros.

Si vous souhaitez vendre plusieurs objets en lot ou à l’unité, Debarrachezmoi.com vous propose d’organiser un vide-grenier à domicile (dans votre garage par exemple) ou en vente virtuelle : la formule de base est gratuite. Quant à Wesell.fr, ce site vous met en relation avec des vendeurs (des Wellsellers) qui s’occupent de vendre vos objets à votre place.

2. Vous tenez encore à cette CHOSE ? Alors ne la vendez pas mais louez la !

Avec Zilok, plus question de vendre mais de louer. Pour ceux qui ont des états d’âme à se défaire d’un objet qui leur aurait été offert, par exemple, par leur grand-mère (une Playstation 2 alors que la 4 sort bientôt – trop nulle la mamie), alors Zilok est le bon compromis. Vous pouvez mettre en location toutes sortes d’objets – outillages, appareils informatiques, vêtements et ce, en proposant un tarif journalier ou des forfaits week-end, semaine ou mois. Raphaël S. témoigne : “Je n’utilise mon appareil à crêpes – c’est un Moulinex – que pour la Chandeleur, alors le reste de l’année, je le mets en location sur Zilok”. Pour chacune des transactions, vous devrez verser une commission variant de 5 à 10 % et pour vous contacter, le locataire devra appeler via un numéro surtaxé.

Costockage.fr, premier garde-meuble entre particuliers!

Assurance comprise! 

 3. Troc, Troc, Troc, qui est là ?

Troisième possibilité : le TROC. En effet, cette pratique vous permet de vous débarrasser d’un objet que vous utilisiez peu ou pas tout en en obtenant un objet que vous désirez et que vous auriez pu acheter. Cet échange vous permet donc de faire des économies non négligeables. Des sites de troc tels que Prêt à Changer.fr ou Le Comptoir du Troc.fr se développent sur la toile et vous permettent d’échanger toute sorte de biens. D’autres se spécialisent, à l’image de Troc Zone.com dont l’activité se concentre sur le troc d’objets culturelles (livres, CD, DVD…). Pour avoir plus de détails sur le troc, je vous invite à consulter l’article que nous lui avons dédié.

4. Quel site pour quel objet ?

Pour chaque type d’objets dont vous voulez vous débarrasser, il existe des sites plus ou moins spécialisés sur lesquels votre babiole trouvera preneur. Voilà les conseils :

– Pour les habits : eBay, VideDressing.com, Etsy

– Pour les meubles : eBay, Debarrachezmoi.com, LeBonCoin, Wesell.fr

– Pour l’électroménager et hi-fi : Price Minister, eBay, LeBonCoin, Cdiscount

– Pour les livres, CD, DVD et autres produits “culturels” : Amazon, Fnac.com, LeBonCoin, Cdiscount

Ces conseils sont basés sur une expérience personnelle. Peut-être aurez-vous un avis divergent.

5. Et bien sûr Costockage

Là, vous vous demandez, par quelle entourloupe vais-je parler de Costockage ? La voici : tout en ayant gagné de l’argent en louant ou vendant vos affaires, vous vous apercevez que de la place a été libérée : la cave est dorénavant vide, la chambre de votre enfant marié depuis 3 ans n’est plus encombrée… Vous me voyez venir ? Avec Costockage, vous pouvez arrondir vos fins de mois en acceptant de stocker chez vous les affaires d’un particulier. Mais attention, interdiction de vendre les affaires des Costockeurs, elles ne vous appartiennent pas (pour plus d’informations sur les aspects juridiques du costockage, c’est par ici).

Cet article a tenté de vous montrer qu’il est possible de gagner de l’argent ou d’en économiser avec les objets de sa maison. Mais bon, si des objets encombrent votre espace, vous pouvez toujours les donner à des associations tels que Emmaüs, Le Secours Catholique ou L’Armée du Salut. Elles pourront grâce à vous et vos “encombrants” améliorer quelque peu le quotidien des plus démunis : offrir aux enfants des jouets à Noël, distribuer des habits, ou encore utiliser la manne financière issue de la vente de mobilier ou autres objets pour financer des actions sociales.

 

Les 3 questions que les costockeurs locataires nous posent le plus

Les 3 questions que les costockeurs locataires nous posent le plus

Chers costockeurs, vous qui planifiez en ce moment votre déménagement, et êtes en train de réfléchir à l’endroit où stocker vos affaires de façon temporaire, ou pour plus longtemps.

“Mais pourquoi tu n’irais pas voir sur Costockage.fr ?” vous a dit votre copine Emilie. “Il paraît que c’est moins cher et très simple.” Mais Emilie vous a-t-elle donné les réponses aux 3 questions que nos futurs costockeurs se posent le plus? Et qu’ils nous posent par la même occasion?

1. Costockage ? Costockeur ? Cobox ? C’est co cette histoire ?!

Costockage met en relation des gens qui ont des pièces vides  avec d’autres qui ont les bras plein d’affaires à stocker. C’est ça costocker! Jusque là, tout le monde suit? Prenons un exemple : ces affaires d’hiver vous encombrent et vous préféreriez les savoir au chaud chez votre voisin que dans le froid d’une zone industrielle ? Pas de doute, un Costockeur sommeille en vous. En deux  clics, rejoignez notre communauté !

Sinon, laissez-moi vous présenter la Cobox, la petite dernière de la famille. C’est elle qui, grâce à notre Convertisseur, vous permettra de savoir, au moment de la réservation, si votre déménagement rentre dans la cave de votre costockeur hôte. Il s’agit tout simplement d’une unité de mesure de volume qui correspond à un carton standard (50 cm sur 35 cm sur 30 cm).

téléchargement

2. Pourquoi préférer Costockage à un garde-meuble ou self-stockage classique ?

Bon, là commence la section réclame. Mais comme on croît très fort que toutes ces raisons en sont d’excellentes pour costocker, on pense quand même que ça va vous intéresser :

Costockage, c’est d’abord le moyen de stocker près de chez soi, pas cher – en moyenne 50% de moins qu’en garde-meuble- tout en faisant gagner de l’argent à votre voisin.

C’est aussi super flexible : vous pouvez déposer vos affaires chez quelqu’un, ce qui vous permet de payer exactement en fonction de votre volume. Vous pouvez aussi louer un espace complet, pour avoir la clé. Et le tout pour toute durée à partir d’une semaine. Et vous avez la possibilité de prolonger ou d’interrompre la transaction. Elle est pas belle, la vie?

Mais la vie est encore plus belle quand ce système est sûr. Et c’est là qu’intervient l’assurance que Costockage a souscrit auprès d’Hiscox par l’intermédiaire d’Affiniteam (voir Conditions d’assurance), qui couvre vos biens et votre responsabilité . De plus, un contrat pré-rempli est fourni et vos transactions sont sécurisées. Ceinture et bretelle!

Enfin, Costockage, c’est plus durable : plus nous costockerons, moins nous construirons de grands immeubles en béton pour stocker nos affaires. Quand on y réfléchit, déjà 2500 m2 disponible en costockage, c’est 2 entrepôts (laids) qui ne seront pas bâtis!

3. Comment réserver si je ne connais pas la durée exacte de mon besoin?

On vous a mis une petite question un peu technique, mais que beaucoup de Costockeurs se posent. Donc voici la réponse :

Vous pouvez prolonger ou interrompre votre contrat avant la fin. Par conséquent, effectuez votre réservation tranquillement :

Pour prolonger :

  1. Vous bénéficiez par défaut du prolongement automatique du contrat. Quatre semaines avant la fin du contrat initial vous recevrez un email vous demandant si vous souhaitez effectivement mettre fin au contrat. Sans réponse de votre part (et de la part du propriétaire) votre contrat est automatiquement prolongé de quatre semaines supplémentaires.

  2. Vous pouvez prolonger la première réservation effectuée, pour plus ou moins longtemps. Pour ce faire, contactez-nous à support@costockage.fr. Comble du bonheur, le tarif sera encore un peu moins cher!

Pour interrompre avant la fin :

  1. En nous prévenant (support@costockage.fr) 2 semaines à l’avance, vous pouvez interrompre le contrat avant la fin.

  2. Ya pas de 2.

Bonus : les quatre petits plus du costockeur sympa (bon ok, c’est pas une question, mais on vous donne la réponse, ça vous aidera. Sisi!)

 

Bon, ça y est, vous êtes convaincus? Alors voici quelques recommandations pour que vos demandes soient acceptées par les loueurs!

  • Avant de contacter un loueur, prenez le temps de bien remplir votre profil, avec une bonne photo de vous et quelques lignes de présentation. Ces petites lignes apparaîtront dans chacune de vos demande de réservation.
  • Lorsque vous contactez un costockeur, dites lui ce que vous comptez costocker chez lui, c’est rassurant.
  • Arrivez à l’heure prévue pour le déménagement.
  • Dans le cas où vous auriez opté pour le dépôt, lors de vos visites, ne soyez pas trop intrusifs et ne dérangez pas trop l’espace.

Trouvez dès maintenant l’espace qui vous convient sur Costockage.fr

Quatre astuces pour rédiger l’annonce idéale

Quatre astuces pour rédiger l’annonce idéale

Vous avez enregistré votre superbe espace de stockage sur notre site, et pourtant il ne trouve pas preneur ?

Question existentielle, mais ne vous en faites pas, l’équipe de Costockage vous dévoile les 4 astuces pour rédiger l’annonce idéale.

« Je me présente, je m’appelle … »

Vous avez la chance de pouvoir vous présenter en complétant votre profil sur Costockage, prenez trois minutes de votre temps pour apporter toutes les informations qui pourront rassurer votre futur locataire.

Costocker c'est stocker entre partciuliers
Remplir son profil de Costockeur

Mettez-vous à la place du Costockeur : comment pourrait-il confier ses albums photos et autre collection de maillots de football à un parfait inconnu ? Il faut donc lui inspirer confiance en vous décrivant brièvement et en toute transparence, sans oublier bien sûr d’apporter une photo de votre minois.

L’Odyssée de l’espace

Il est important que vous preniez la peine de décrire au mieux votre espace (garage, grenier, chambre…). Lorsque vous ajoutez votre espace sur Costockage, vous fournirez  les informations classiques (superficie, localisation, disponibilités, description…).

Entre deux annonces, un costockeur choisira toujours celle qu’il arrivera le mieux à se représenter. N’oubliez ainsi pas de mentionner dans la description les atouts et caractéristiques de votre espace : facilités pour stocker, rangements, éclairage, largeur des escaliers…

Les meilleures descriptions comptent une centaine de mots !

Stocker entre particuliers

avec Costockage

 

“Une image vaut mieux que mille mots”, Confucius

Même s’il ne faut pas lésiner sur la rédaction de la description, les photos de votre espace peuvent faire la différence. Il n’est bien entendu pas question de réaliser une séance de shooting avec un appareil sophistiqué mais seulement de prendre 2 à 3 photos sous différents angles de vue. Ces photos permettront au Costockeur de se représenter la configuration de l’espace. Même prises avec un smartphone, les photos l’aideront à se décider.

Le Juste Prix

Tâche difficile que de savoir quel prix compétitif fixer pour la location de son espace. Lors de l’ajout de votre espace, une fourchette de prix vous est proposée automatiquement en fonction de sa taille. De manière générale, si jamais vous hésitez entre deux prix, choisissez le plus bas ! Il sera toujours temps de le revoir à la hausse une fois que vous aurez eu de bons commentaires de la part des Costockeurs.

Ces quatre astuces vous prendront certes quelques minutes mais sont avant tout un investissement dont vous récolterez très rapidement les fruits, parole de Costockeur.

Ajoutez dès maintenant votre espace sur Costockage.fr

Interview : Les deux papas de Costockage se mettent à nu !

Interview : Les deux papas de Costockage se mettent à nu !

Quelques semaines après la naissance officielle de Costockage, nous vous présentons papa Adam et papa Mickaël. Les tontons stagiaires ont pris l’initiative de vous faire découvrir le couple via une interview croisée : sans se concerter, ils ont répondu à nos questions plus que pertinentes. Et voici le résultat :

Pourquoi vous êtes-vous choisis comme associés ?

Mickaël : Pour être tout à fait franc, c’est plutôt lui qui m’a choisi. Mais j’ai cédé à ses avances parce qu’outre être beau garçon et bien habillé, Adam possède une éthique, une ambition et un esprit d’équipe qui m’ont fait dire oui!

Adam : Parce qu’il a des cheveux blancs. Dans le fonds d’investissement pour lequel j’ai travaillé ils voulaient toujours que quelqu’un dans l’équipe où ils investissaient ait des cheveux blancs, ça les rassurait. Également parce qu’en tant qu’ancien consultant il fait des présentations powerpoint bien plus vite que moi.

L’aventure Costockage en 3 mots :

Adam : Équipe, liberté, service

Mickaël : Allez, on se lance : je dirais partage, découverte, et plaisir. (ndlr : Mickaël est un ex- consultant et en a conservé les vieux réflexes : on lui demande 3 mots, il répond en 10 lignes)

Partage, c’est le sens du projet Costockage. Mais c’est aussi ce que l’on vit au quotidien lorsqu’on se lance dans un tel projet. Que ce soit les 1436 documents partagés sur la Dropbox, les fou rires ou les heures sur Skype avec Adam ou Ben, notre développeur.

Découverte : connaître en trois mois tout d’un nouveau secteur, pour moi, c’était la routine de mon ancien job. Mais lancer une start-up c’est bien autre chose : c’est répondre le soir à des questions auxquelles on avait pas pensé le matin. Et c’est décider, décider encore.

Plaisir : c’est le maître mot depuis le début de l’aventure. Et il est vrai que c’est un des trucs qui fait oublier – vite – qu’on a troqué le confort du salariat pour la précarité de l’entrepreneur.

Selon toi, à quoi ressemblera Costockage dans 2 ans ? Et pourquoi faut-il croire en Costockage ?

Adam : Je réponds à la deuxième question d’abord : costocker me paraît être du bon sens ! Si vous avez besoin de stocker des cartons, pourquoi prendre une voiture et payer une fortune à une entreprise de self-stockage quand vous pouvez aller chez votre voisin et payer deux fois moins ? Dans 2 ans j’espère entendre dans nos bureaux une demi-douzaine de langues européennes.

Mickaël : Je dirais, une belle équipe, si possible de 20 personnes, avec une large communauté fière d’avoir commencé à révolutionner un secteur économique complet, et une présence dans quelques pays européens!

Quel est ton point de vue sur la croissance de la consommation collaborative en France ? Utilises-tu d’autres sites ?

Adam : Ce que je trouve formidable dans la consommation collaborative c’est qu’on simplifie des secteurs entiers. Vous avez déjà essayé de réserver un hôtel vraiment sympa dans une ville au bout du monde ? C’est un calvaire. AirBnB règle le problème.

Essayez de réserver un box de self-stockage, vous en sortirez essoré par les interrogatoires en règle que vous feront subir leurs commerciaux (puis ils essoreront votre portefeuille). Costockage règle le problème. En France, le nombre de services de conso coll explose. Tous ne survivront pas, mais ceux qui règlent un vrai problème devraient y arriver.

Pour ma part, les deux services cités plus haut me servent à gagner un peu d’argent : je loue ponctuellement un appartement et en permanence quelques espaces de stockage. Pas sûr que j’aurais pu m’engager dans l’aventure entrepreneuriale sans ces sources de revenus complémentaires.

Mickaël : Je crois que la consommation collaborative et la France étaient faits pour se rencontrer, et ce pour des raisons aussi bien culturelles qu’économiques. Je pense que l’histoire d’amour ne fait que commencer, et va se diffuser sur un certain nombre de secteurs. Le vrai défi sera pour nous autres entrepreneurs de définir avec nos représentants nationaux le cadre juridique et social qui laissera le plus de chances à ce nouveau modèle économique de s’épanouir et de changer notre société.

Adam, tu as fait l’ESSEC, ça fait quoi de s’associer avec un HEC ?

Adam : Je l’ai caché à mon école pour qu’ils ne retirent pas ma carte d’étudiant. J’en ai besoin pour aller au cinéma à tarif réduit.

Et toi Mickaël, en tant qu’ancien élève d’HEC, ça fait quoi de s’associer avec un ESSEC ?

Mickaël : Ça c’est ma fibre sociale, j’aime tendre la main aux jeunes en difficulté.

C’est quoi les critères pour intégrer l’équipe ?

Adam : L’audace en termes de pilosité faciale (enfin pour ceux qui peuvent).

Ceci est un appel aux filles : pourquoi y en a t-il si peu dans les startups ?

Mickaël : Si je regarde les statistiques, alors mieux vaut, pour faire partie de l’équipe, être un(e) ancien(ne) scout(e) portant les lunettes rondes et la chevelure généreuse. Sinon, pour les prochains, de l’ambition, de la créativité et un solide sens de l’humour devraient être plus que suffisants !

L’objet que vous ne pourriez pas costocker ?

Mickaël : Il y a quelques années de cela, j’aurais dit ma voiture, mais c’était avant de découvrir à quel point en louer une sur un site de consocoll était pratique.

Adam : Mon vélo. Sans lui je suis un poisson sans nageoire, un oiseau sans aile, un espace de stockage sans porte.

Quatre astuces pour faire de l’argent avec sa maison

Quatre astuces pour faire de l’argent avec sa maison

Malgré ses airs de spam agressif, ce titre n’est pas annonciateur d’une entourloupe visant à vous soutirer tout votre argent. Vous, futur vacancier – ou actuel dépensier –, qui êtes à l’affût de bons plans pour vous faire un peu d’argent, votre remède magique ne se trouve pas plus loin que dans votre propre logement. Voici quatre moyens pour que votre maison ou appartement vous paye vos vacances ou votre prochaine session de soldes.

1. Transformez votre maison en hôtel

Si vous partez en vacances, votre logement va se retrouver vide pendant toute la durée de votre séjour. Et si vous permettiez à des vacanciers d’en profiter ? Une myriade de services internet se sont développés pour offrir à des particuliers la possibilité de se louer leurs appartements. Face à des lecteurs aguerris comme vous, plus besoin de présenter AirBnB, le champion en la matière. Dans la location courte durée, d’autres plateformes ont vu le jour récemment, avec en tête de file des entreprises comme Sejourning, Morning Croissant, Wimdu ou encore BedyCasa. Ces dernières, en pleine croissance, ont chacune leurs spécificités : allez y jeter un coup d’oeil !

Si vous souhaitez louer une chambre de votre logement sur une plus longue période, il est préférable de se tourner vers des prestataires comme Chambre à Louer, site spécialisé dans la location de moyenne et longue durée.

Enfin, pour les plus partageurs d’entre vous, vous pouvez partir gratuitement vous loger chez un particulier en France ou à l’étranger, à condition de laisser les clefs de votre propre logement à votre hôte. Le service de référence dans l’échange de maison est Guest to Guest, oserez-vous ?

NB : pour plus d’informations sur la fiscalité liée à ces pratiques, c’est par là !

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 2. Créez un mini-centre de stockage

En faisant un petit rangement chez vous, vous pourrez rapidement vous rendre compte que votre logement regorge d’espaces vides. Entre votre grenier inutilisé, votre cave à moitié vide et la chambre d’enfant de votre fils marié depuis 10 ans, il y a de quoi payer vos futures vacances. Costockage, service lancé en juin 2013 par nos précieux soins, vous propose en effet de mettre vos espaces vides en location à des personnes recherchant un espace de stockage. Louer un box de stockage dans un centre classique à Paris, Marseile ou Lyon, et ailleurs, est en effet hors de prix et poussera de nombreux clients vers votre humble demeure. Quelques cartons pour des euros, que demande le peuple?

3. Rentabilisez votre place de parking

Troisième espace à rentabiliser : votre parking. Caché derrière le portail de votre jardin, cette petite place de stationnement perso a le pouvoir de faire des heureux. En vous inscrivant sur des plateformes comme Parkadom, Monsieur Parking ou MobyPark, vous pourrez louer votre garage à des automobilistes qui s’arrachent les cheveux pour trouver une place.

4. Transformez votre jardin en terrain de camping

Cher propriétaire de jardin : votre herbe grasse et bien taillée peut faire des heureux ! Vous avez désormais la possibilité de louer votre jardin (ou une partie de celui-ci) à des touristes à la recherche d’un terrain de camping. Malin non ? Deux prestataires principaux sur ce marché : Gamping et Campe Dans Mon Jardin. Qui sait, l’un de vous accueillera peut-être Franck Dubosc sous sa magnifique tente « 2 secondes ® ».

Quoi ? Nous avons osé oublier quelque chose ? Faites-le nous savoir en commentaire, juste en dessous. Voila. Merci. Salut.

Quel est ce schéma multicolore sur les annonces immobilières ?

Quel est ce schéma multicolore sur les annonces immobilières ?

Lorsque vous avez été amené à chercher, louer ou acheter un appartement à l’approche d’un déménagement, vous avez certainement du tomber sur cette petite échelle de couleurs située à mi-chemin entre un test de myopie et un drapeau de la gay pride. Depuis le 1er janvier 2011, toutes les annonces immobilières doivent comporter cette échelle pour être conformes à la loi française. Appelé Diagnostic de Performance Énergétique, ou DPE de son petit nom, il a pour but de renseigner sur la performance énergétique d’un bien immobilier.

A quoi sert le DPE ? 

Cette échelle de couleur indique la consommation en énergie d’un logement (en kWh/m2/an pour les puristes). Elle vise à informer un locataire ou un propriétaire sur la nature « énergétique » d’un bien. Elle permet de surcroît d’estimer sa consommation annuelle de chauffage, eau chaude et climatisation. Pratique pour faire son budget.

Par qui est établi le DPE ?

Le DPE d’un logement doit nécessairement être effectué par un professionnel certifié. Si vous êtes propriétaire, poser un thermomètre sur votre radiateur ne suffira pas, donc. Notez que les prix varient en général entre 100 et 250€.

Quand faire un DPE ?

Un DPE à jour – la  validité d’un DPE est de 10 ans – doit être fourni dans trois situations :

– lors de la vente d’un logement existant (aux frais du propriétaire)

– lors de la construction d’un logement neuf (aux frais du maître d’ouvrage)

– lors de la location d’un logement (aux frais du propriétaire ou de l’agence de location)

Vous avez un garage, une cave ou un espace disponible chez vous ?

Inscrivez-vous sur Costockage, premier site de stockage entre particuliers.

Quoi ? Y’a deux étiquettes différentes maintenant ?

Il y a bel et bien deux étiquettes différentes dans le DPE, même si l’échelle colorée est la plus connue (et la plus sexy) :

– une « étiquette énergie » indiquant la consommation d’énergie

ETIQUETTE_DPE

– une « étiquette climat » explicitant le niveau de CO2 généré

 Emission de GES

Quelles sont les principales implications du DPE ?

Le DPE ne fournit pas que des chiffres sur des petites languettes de couleurs. Il propose généralement des recommandations sur d’éventuels travaux à faire pour optimiser les économies d’énergie (refaire l’isolation de votre garage, changer les fenêtres de cette petite pièce en plus que vous n’utilisez jamais, etc.). L’ensemble de ces recommandations se retrouvera dans le rapport final du DPE.

Dans la mesure où le DPE est d’utilité publique, il semble logique que l’Etat donne un coup de pouce aux propriétaires pour les inciter à consulter un spécialiste : chers propriétaires, si vous réalisez un DPE non obligatoire sur un bien construit il y a plus de deux ans, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôts de 32%. Si vous êtes locataire, gardez-le en tête. Ca vient vite, l’accès à la propriété.

Si vous souhaitez vous faire une idée du DPE de votre logement, un petit simulateur existe, mais il ne remplacera en aucun cas le diagnostic d’un professionnel certifié.

C’est tout. Pour le moment.

Nous avons rencontré Philippe de Rouville, fondateur de Chambrealouer.com

Nous avons rencontré Philippe de Rouville, fondateur de Chambrealouer.com

Présent sur la scène de la consommation collaborative depuis 2009, Chambrealouer.com entend repenser le stockage de particuliers, pardon, l’hébergement de particuliers. Que ce soit des retraités propriétaires d’une grande maison, un étudiant qui vient de décrocher un stage, un commercial arpentant les routes sinueuses de province ou un couple de musiciens en tournée, tous sont confrontés, à leur manière, au souci d’hébergement.

 Partant du simple constat qu’il est aujourd’hui extrêmement difficile de trouver un logement à prix abordable à l’occasion de déplacements de plus ou moins longue durée, Chambrealouer.com ambitionne de répondre au besoin de chacun. La plateforme propose, en effet, de vivre chez l’habitant et donc de cohabiter sous un même toit dans un cadre idyllique, en centre-ville et pour un loyer défiant les lois du marché.

Les avantages sont multiples: une rémunération pécuniaire ou via un service rendu pour les propriétaires disposant de chambres non-occupées, des dépenses moindres pour les vadrouilleurs et bien-entendu, de la convivialité.

Et maintenant, place aux questions posées à Philippe Rouville, fondateur de Roomlala

Chambrealouer.com, c’est quoi ?

La spécificité de Roomlala, c’est l’offre d’hébergement pour de la longue durée, en plus de celles pour de la courte et moyenne durée bien sûr, certains de nos locataires vivent comme ça à l’année grâce à Chambrealouer.com ! La proximité avec nos membres et leur satisfaction sont des choses qui nous tiennent à coeur.

En quoi vous distinguez vous de Airbnb ?

L’avantage majeur de Chambrealouer.com est d’être généraliste ! Il regroupe toutes les sortes d’annonces possibles dans le domaine de l’hébergement alternatif : de la traditionnelle location d’une chambre chez l’habitant jusqu’à la location d’un logement en échange de services, en passant par la colocation ou la sous-location. Que vous soyez futur propriétaire ou futur locataire, l’interface est particulièrement facile d’accès et l’annonce se dépose gratuitement en quelques minutes, sans formalités administratives interminables.

Outre Chambrealouer.com, quel est votre Top 3 des plateformes “conso-collab” ?

BlaBlaCar qui est incontournable pour se déplacer à petit prix et convivialement, Gchangetout qui propose un service vraiment pratique au quotidien, et puis Cookening qui semble avoir beaucoup de potentiel. Et pour bientôt Costockage.fr qui a déjà fait ses preuves avant même d’être en version publique !

Pour finir, seriez-vous prêt à devenir un Costockeur ?

Je loue déjà la chambre disponible dans mon appartement, mais je crois qu’il y a assez de place dans ma cave pour devenir un Costockeur ! À vrai dire, je pense que nombreux sont ceux qui ont de quoi costocker chez eux sans problèmes.

 

Dehors les banquiers ?

Dehors les banquiers ?

Début mai, le Cabaret Sauvage accueillait la première édition du OuiShare Fest, un congrès intégralement dédié à la consommation collaborative agrégeant des entrepreneurs, porteurs de projets, journalistes et intervenants divers. Toute cette émulation n’a pas manqué de nous donner de belles idées à mettre en avant sur notre blog, en commençant par un thème très en vogue : la finance participative, ou « crowdfunding » de son petit nom américano-british, qui vise à renvoyer au second plan les banques et autres intermédiaires financiers. Tour d’horizon des différentes pratiques.

1. Financez votre boîte contre des goodies

Le don aux entrepreneurs explose en France depuis quelques mois. Nos fils Facebook regorgent d’appels aux dons soutenus par des sites comme Octopousse, KickStarter, Ulule ou encore KissKissBankBank. Grâce à cette pratique, La Machine du Voisin a par exemple réussi à lever plus de 6 000€ sur ce dernier.

Le principe : d’un côté, des entreprises ou porteurs de projet ayant besoin d’argent. De l’autre, des donateurs appréciant un projet et voulant participer par le biais d’un don. Pas de contrepartie financière, pas de contrepartie en actions, mais plutôt des goodies ou autres objets de remerciements. Utopique ? On le pensait aussi. Mais quand on a vu que le don moyen sur KissKiss était de 45 euros, on a compris l’ampleur du phénomène…!

2. Financez votre CD  

Vous avez tous entendu la chanson « Toi+Moi » de Grégoire, premier artiste sorti de MyMajorCompany. En deux mois, cet artiste est parvenu à lever 70 000€ sur la plateforme de production communautaire (on ne jugera personne), ses donateurs d’antan recevant aujourd’hui des royalties sur chaque rentrée d’argent liée à son projet musical.

Les internautes se voient donc proposer la possibilité de devenir coproducteurs de différents projets. Vous pouvez par exemple devenir coproducteur du prochain film de Michèle Laroque sur la plateforme Tous-Coprod ou du prochain album d’Oldelaf sur Oocto.

Par contre, s’il vous plait, écoutez bien les artistes avant de les financer. Sinon, « Toi+Moi » on va pas s’entendre.

3. Financez votre nouvel écran plat

D’un côté, des emprunteurs ayant besoin de fonds. De l’autre, des particuliers avec de l’argent à placer. Il y a là un marché, et donc une place légitime pour la consommation collaborative – tout comme Costockage qui met en relation une offre et une demande d’espaces de stockage. Cette pratique permet aux emprunteurs d’obtenir des taux ultra-compétitifs, en plus de se sentir parties prenantes d’un mouvement qui vise à développer un système bancaire plus sain et transparent.

Cette pratique, qui a explosé aux Etats-Unis avec des sites comme Lending Club, est en plein essor en Europe et notamment en France, avec en tête de file l’entreprise Prêt d’Union. Nous ne pouvons pas non plus passer à côté de SPEAR (Société Pour Une Epargne Activement Responsable), une coopérative permettant de faire financer par des particuliers des projets répondant à des problématiques sociales, environnementales ou culturelles.

Attention à ne pas trop sauter de joie trop vite : la plupart de ces entreprises gérant de l’épargne sont adossées à de “vraies” banques. L’émancipation n’est donc pas encore si évidente.

4. Trouvez des actionnaires

De jeunes entreprises ont tenté de réinventer l’achat d’actions et la prise de participation dans des sociétés. Des acteurs comme SmartAngels,  Anaxago, Wiseed ou encore Angelist vous proposent d’investir en capital dans des start-up et PME. Votre rétribution ? Des dividendes et d’éventuelles plus-values au moment de la cession. C’est par exemple grâce à ce système que Sejourning, le AirBnB made in France, est parvenu à lever 300 000€ sur SmartAngels.

Vous voyez, plus besoin d’avoir vendu sa start-up 1 milliard de dollars à Facebook pour devenir Business Angel !

5. Trouvez des fonds pour vos projets sociaux

Le micro-crédit permet à des porteurs de projet de recevoir un prêt sans intérêt de la part de particuliers souhaitant soutenir leurs idées. Inventé par le nobelisé bangladais Muhammad Yunus, le micro-crédit a donc lui aussi rejoint la sphère montante de la consommation collaborative. Popularisé par des acteurs comme Kiva, les Français ont rejoint ce train solidaire avec des entreprises comme BabyLoan, plateforme à partir de laquelle vous pouvez financer des projets à partir de 20€. « +1 » pour leur nom, d’ailleurs.

Le 14 mai 2013, l’Autorité des Marchés Financiers et l’Autorité de Contrôle prudentiel ont publié le « Guide du financement participatif à destination des plateformes et des porteurs de projets ». Preuve que les autorités considèrent également ce phénomène comme incontournable en l’habillant d’un film de protection. Affaire à suivre !

5 bonnes raisons de passer six mois dans une start-up

5 bonnes raisons de passer six mois dans une start-up

Il y a quelques mois, je prends un café avec Mickael, l’un des deux fondateurs de Costockage. Je le connais un petit peu, je sais qu’il monte sa boite avec un ami, et je suis à la recherche d’un stage pour clôturer mes études. Il m’explique où en est son projet, et insiste sur le fait que le plus gros reste à mettre en place, qu’il y croit dur comme fer, et qu’ils recherchent leur premier stagiaire. A ce moment là, je n’avais aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler ce genre de stage. Quelles missions ? Quel statut sur un CV ? Quelle survie financière ? Comment revendre ce genre d’expérience ? Beaucoup de questions qu’un étudiant se pose nécessairement avant de s’engager sur plusieurs mois.

Après avoir passé du temps dans une banque d’affaire puis dans un cabinet de conseil, je me lance finalement dans l’aventure Costockage quelques jours après ce café, un petit peu à l’aveuglette. Après 6 mois passés dans ce temple du carton, voici les cinq idées que je vous suggère d’avoir en tête si vous hésitez à passer un peu de temps dans une entreprise alors qu’elle fait encore 0€ de chiffre d’affaires.

En start-up, on bosse moins par horaires que par projets. On ne vous en voudra pas d’arriver à 10h ou de partir à 16h si vous rendez vos projets à temps. Vous saurez ce que vous devez faire, vous saurez pour quand vous devez le faire, à vous de vous organiser. Cette flexibilité est davantage renforcée quand la start-up en question est encore itinérante (autrement dit, sans bureaux fixes). Mon appartement est devenu un incubateur, et ma table de salon une table de réunion. Attention, personne n’a parlé de vacances. Mises bout à bout, les heures de travail d’un stagiaire sont souvent supérieures à un stage plus classique en entreprise, sans pour autant atteindre celles des banques ou des cabinets de conseil (ça, c’est le privilège des fondateurs).

En start-up, pas de « département », pas de « divisions », juste une entreprise qui doit faire tout ce qu’elle a à faire. Officiellement, je fais du marketing et de la communication – j’ai même eu droit à des cartes de visite pour ça. En réalité, mes journées oscillent entre du HTML, de la création de partenariats, de la stratégie, de la finance, du juridique, du Google Analytics, des interventions dans des écoles, … et aujourd’hui, je raconte même ma vie sur un blog.

En start-up, on se cultive sur tout l’écosystème gravitant autour de sa boite. Après six mois chez Costockage, les univers du stockage, de la vente de matériel de déménagement et de la consommation collaborative commencent à sonner clair dans ma tête. Quand on travaille sur le lancement d’un nouveau produit, on est obligé de creuser toujours plus loin. Quels sont les mouvements de nos concurrents cette semaine ? Quelle nouvelle entreprise débarque dans la consommation collaborative ? Qui parle de nous ? Qui ne parle pas de nous ? Quels événements “live”’ pourraient nous intéresser ?

En start-up, on rencontre du monde : des utilisateurs, des fournisseurs, des partenaires, des investisseurs, des blogueurs… L’exposition vers l’« extérieur » est fondamentalement plus grande que dans une entreprise classique, du moins à niveau d’expérience égal. On passe du temps au téléphone, dans des usines, dans des bureaux. En prenant ce café, je n’avais absolument pas en tête que j’aurais, quelques mois plus tard, des visites à réaliser dans des entrepôts à Amiens ou des bureaux d’avocats d’affaires du soixante-quinze-cent-seize. Et n’oublions pas l’équipe. Le fit avec les fondateurs et autres stagiaires est indispensable pour pouvoir tirer pleinement profit de ce genre d’expérience.

En start-up, on laisse les boutons de manchette au placard. Les entreprises ont l’habitude de mettre en place des « casual fridays », terme signifiant qu’on a le « droit » de venir habillé de manière moins soutenue le vendredi. Prenez ce concept, étendez-le à toute la semaine, et oubliez vos sessions « repassage de chemise » du dimanche soir.

Passer six mois dans une start-up permet de se poser les bonnes questions avant de démarrer sa carrière. Vous serez moins payé, c’est vrai. Mais vous saurez ce que vous aimez (puisque vous touchez à tout) et pourrez prendre du recul sur vos expériences passées. Etes-vous vraiment fait pour une structure hiérarchique ? Aimez-vous prendre des décisions ? Vous ne vous en sortirez pas sans un minimum de flexibilité ? Bossez quelques mois dans une start-up, vous en ressortirez très certainement grandi sur ces questions.

 

Si vous n’êtes pas d’accord, envoyez 2 par SMS au et on pourra en parler (ou laissez un commentaire, ça coûtera moins cher).